RDC/ Kinshasa : des agents de contrôle routier dénoncent des mois sans salaire et pointent la gestion des autorités

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Kinshasa – Plusieurs agents recrutés récemment pour participer aux opérations de contrôle des véhicules dans la ville de Kinshasa ont dénoncé, auprès de la rédaction de Le Tonnerre Magazine, les conditions difficiles dans lesquelles ils travaillent, ainsi que le non-paiement de leurs rémunérations par les autorités de la ville.

Selon leurs témoignages, ces agents avaient été recrutés avec la promesse d’un salaire hebdomadaire de 600 000 francs congolais. Toutefois, ils affirment n’avoir reçu que deux semaines de paiement, correspondant à la première semaine de travail et à la seconde qui a suivi. Depuis lors, expliquent-ils, aucune rémunération ne leur a été versée, malgré la poursuite de leurs missions sur le terrain.

Ces agents disent pourtant accomplir un travail exigeant dans les opérations de régulation et de contrôle routier à travers la capitale. Ils affirment être exposés quotidiennement à plusieurs risques, travaillant parfois jusque tard dans la nuit. Certains témoignent avoir été agressés ou tabassés par des chauffeurs, tandis que d’autres disent avoir mis leur vie en danger dans l’exercice de leurs fonctions.

Face à cette situation, ces travailleurs estiment qu’ils ne peuvent pas être abandonnés à leur propre sort, alors même qu’ils contribuent à l’organisation du trafic et à la mobilisation des recettes de la ville.

Ces dénonciations interviennent dans un contexte où des rapports officiels font état d’une augmentation des recettes de la ville de Kinshasa, une performance que plusieurs observateurs attribuent également au travail du personnel engagé sur le terrain.

Pour ces agents, le non-respect des engagements pris par les autorités témoigne d’une mauvaise gestion et d’un manque de considération pour ceux qui travaillent au quotidien pour la ville. Ils alertent également sur les conséquences de cette situation, expliquant que l’absence de salaire pousse certains agents à demander de l’argent aux chauffeurs ou aux passants, simplement pour assurer leur transport ou trouver de quoi se nourrir.

Ils rappellent que leur contrat prévoyait un paiement hebdomadaire, même s’ils ne sont pas officiellement engagés dans l’administration publique.

Face à cette situation, plusieurs d’entre eux appellent les autorités de la ville-province de Kinshasa à réagir rapidement afin de régulariser les paiements et mettre fin à ce qu’ils considèrent comme une injustice envers des travailleurs exposés et essentiels au fonctionnement du contrôle routier dans la capitale. LE TONNERRE

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