Est de la RDC : HRW juge les sanctions contre le Rwanda insuffisantes

Human Rights Watch (HRW) estime que les sanctions américaines annoncées contre le ministère rwandais de la Défense et une institution financière liée aux services de sécurité rwandais ne suffisent pas, à elles seules, à protéger les civils dans l’Est de la RDC. L’organisation appelle à des mesures concrètes pour mettre fin aux hostilités, faire respecter les droits humains et établir les responsabilités des auteurs d’exactions. Sur le terrain, une accalmie précaire a été signalée à Burubi, près de Kashebere, dans le territoire de Walikale, après des affrontements entre les Wazalendo…

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Tshopo : l’incendie d’un centre de traitement d’Ebola compromet la riposte à Bafwasende

Un incendie criminel a touché, samedi 31 octobre, deux chambres d’un centre de traitement d’Ebola encore en construction à Bafwasende, dans la province de la Tshopo. Cet incident compromet davantage la riposte contre l’épidémie et complique le travail du personnel médical, déjà confronté à une insécurité persistante. Après la mort d’un soignant victime de violences, plusieurs médecins auraient quitté la zone, perturbant ainsi la prise en charge des cas suspects. Face à cette situation, le renforcement de la sécurité et la sensibilisation des communautés apparaissent indispensables pour permettre aux équipes…

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RDC/Politique : Le Professeur Ikanga Ngozi a décrypté la déclaration de Rome et la position de C64 face à l’agression

Le Professeur Ikanga Ngozi za Kyongo, un fin analyste des questions politiques de la République Démocratique du Congo, a voulu éclaircir l’opinion nationale sur les motivations réelles de l’opposition dénommée Coalition article 64 (C64), poussant ses membres à plaider, avec autant d’énergies, la tenue du dialogue national, avec la participation du Chef rebelle Joseph Kabila, un condamné à mort. Le professeur commence sa tribune par une question à laquelle il répond avec toute la pertinence qu’on lui reconnaît. Les C64 : une antichambre de l’agression de la République Démocratique du Congo par le Rwanda ? La question est brutale, et c’est pour cela qu’il faut la poser nettement : la déclaration de Rome, le 27 octobre 2026, fait-elle de la Coalition Article 64, dite C64, une antichambre de l’agression ? Une antichambre, c’est la pièce où l’on attend avant d’entrer au salon. La question n’est donc pas de savoir si les cinq signataires de Rome — Fayulu, Katumbi, Sesanga, Kabund, Matata Ponyo — ont voulu servir l’agresseur. Les intentions ne sont pas le sujet. Le sujet, c’est la fonction du texte : prépare-t-il, oui ou non, l’entrée du chef de la rébellion dans la politique légitime, sans désarmement, sans retrait, sans justice ? À la lecture croisée, la réponse est oui. Et vraiment oui. Sans aucune ambiguité. Premier indice : le récit. La déclaration de Rome raconte une crise « congolo-congolaise », un différend entre Congolais qu’un dialogue entre Congolais suffirait à régler. Faux. C’est, mot pour mot, le récit de l’agresseur. Car l’agression, pour réussir politiquement, a besoin d’une chose : que l’on oublie qu’elle est une agression. Tant que le monde voit une guerre d’agression menée par le Rwanda, avec des troupes, des armes et un chef de rébellion, le FRN reste ce qu’il est : une rébellion soutenue de l’extérieur. Dès que l’on parle d’un « différend entre Congolais », la rébellion devient une « partie au conflit », et son chef, Joseph Kabila, un interlocuteur. Un condamné à mort par la justice congolaise. La déclaration de Rome opère exactement ce glissement : elle dénonce « le recours à la force » en général, elle réclame le retrait des « troupes étrangères » en général, et elle ne nomme jamais le Rwanda, agresseur patenté bien documenté depuis plusieurs décennies  par les organisations internationales de droits himains. Le Rwanda, manipulateur habituel et professionnel, a fait porter la toge à son lieutenant Joseph Kabila, mais c’ est lui-même, Kigali, qui a les doigts sur la gachette contre la RDCongo. Deuxième indice : le prix offert sans contrepartie. Le 12 octobre, Joseph Kabila prend à Goma la tête du Front pour la refondation de la Nation. Magiquement sans aucune relation préalable avec le M23 dans le passé? Incroyable. Le 27 octobre, quinze jours plus tard, la C64 annonce vouloir le rencontrer séparément, pour préparer un dialogue national inclusif avec « toutes les parties au conflit ». En quinze jours, le chef d’une rébellion armée, condamné à mort par la justice congolaise en septembre 2025, est passé du maquis à la table des négociations — sans avoir déposé une seule arme, sans avoir rendu un seul territoire, sans que les troupes rwandaises aient reculé d’un pas. Ce que la guerre ne lui avait pas donné — la légitimité politique —, la déclaration de Rome le lui offre sur un plat en or, et gratuitement? Il faudra être naïf pour y croire. Une antichambre ne fait rien d’autre : elle fait attendre celui qui entre, puis elle ouvre la porte. Les C64 ne rempliraient-ils pas cette piètre fonction anticonstitutionnellement en faveur d’un codmné à mort? De ce fait, quel crédit le peuple congolais pourrait-il accorder à ces lieutenants de l’agression dont son pays est victime et qui voudrait sa partition?…

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L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ

Bonjour et bon week-end ! Le Tonnerre vous souhaite un agréable samedi et vous présente les principaux titres qui font l’actualité en République démocratique du Congo et à travers le monde. RDC – Russie : Vladimir Poutine qualifie la RDC de « partenaire prometteur » de la Russie en Afrique, lors de sa rencontre avec Félix Tshisekedi. Le président russe a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et annoncé que Moscou réservait 100 places aux étudiants congolais. Paul Rusesabagina : « Je soutiens Kinshasa à 150 % »,…

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