Lors de son intervention très attendue sur les ondes de Top Congo FM hier, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba, s’est exprimé pour clarifier la situation actuelle et répondre aux inquiétudes d’une population lassée par la gestion jugée chaotique de la capitale. Face aux critiques grandissantes, il a assuré les Kinois et Kinoises de sa détermination à changer la face de Kinshasa et à lui redonner un visage plus propre, plus moderne et mieux gouverné.
Un bilan défendu et une vision annoncée
Le gouverneur Bumba a défendu son bilan en rappelant les efforts déjà entrepris, tout en reconnaissant l’ampleur des défis. Il a affirmé qu’il dispose d’un plan d’action clair pour transformer progressivement la ville, articulé autour de plusieurs axes prioritaires :
Sécurité urbaine et gouvernance : renforcer la présence sécuritaire pour lutter contre l’insécurité devenue préoccupante.
Fluidité du trafic et aménagement routier : réduire les embouteillages étouffants, moderniser les routes et améliorer la mobilité.
Assainissement et gestion des déchets : lutter contre l’insalubrité, améliorer le ramassage des immondices et restaurer l’ordre urbain.
Dans ses propos, il a insisté sur sa volonté de redonner espoir à une ville confrontée depuis des années à des dysfonctionnements structurels.
Kinshasa face à ses défis : une population à bout de patience
La capitale congolaise fait face à des problèmes majeurs :
- des embouteillages permanents,
- une insalubrité chronique,
- une insécurité grandissante,
- des inondations régulières chaque saison de pluie.
Ces maux, devenus récurrents, impactent directement la qualité de vie. Les Kinois espèrent désormais des actions rapides et visibles, au risque de réclamer un changement de leadership si les promesses tardent à se matérialiser.
Un gouverneur face à l’urgence du terrain
Daniel Bumba semble conscient que le temps joue contre lui. Son passage à la radio apparaît comme une tentative de rétablir la confiance, mais les habitants attendent désormais des résultats concrets. La balle est dans son camp : soit il réussit à impulser la transformation annoncée, soit les voix réclamant sa démission ou son remplacement par une personne plus compétente ne feront que s’amplifier.