RDC : Récompenser les criminels, une trahison de la République

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Depuis plusieurs années, la République démocratique du Congo fait face à un paradoxe dangereux : au lieu de sanctionner ceux qui prennent les armes contre la nation, elle finit souvent par les récompenser. Cette pratique, devenue presque routinière, constitue l’une des causes profondes de la persistance des rébellions armées et de l’insécurité chronique dans le pays.

En RDC, trop de criminels de guerre, responsables de massacres, de viols, de pillages et de déplacements massifs des populations, ont été graciés, amnistiés ou même nommés à des postes de responsabilité, au nom d’une paix de façade. Ce choix politique envoie un message extrêmement grave : prendre les armes paie plus que respecter la loi.

Une incitation permanente à la rébellion

Lorsqu’un citoyen observe que ceux qui se rebellent contre la République obtiennent des grades militaires, des postes politiques ou des avantages matériels, pourquoi continuerait-il à faire confiance à l’État de droit ? Cette logique perverse encourage d’autres groupes à suivre le même chemin, convaincus que la violence est le moyen le plus rapide d’accéder au pouvoir ou à des privilèges.

Ainsi, au lieu de décourager la criminalité armée, l’État congolais l’a souvent institutionnalisée.

La loi doit primer sur les armes

Dans un État digne de ce nom, toute personne qui se sent lésée doit recourir aux voies légales : la justice, les institutions, le débat démocratique. Prendre les armes contre la République ne peut en aucun cas être considéré comme une option acceptable.

Les individus qui choisissent la violence doivent être poursuivis, jugés et condamnés, conformément à la loi. Ils ne doivent ni être blanchis politiquement, ni intégrés sans condition, encore moins célébrés.

L’urgence de la justice transitionnelle

La RDC a un besoin vital de justice transitionnelle :

pour établir la vérité sur les crimes commis,

pour rendre justice aux victimes,

pour briser le cycle de l’impunité,

et pour restaurer la confiance entre l’État et les citoyens.

Sans justice, il n’y aura jamais de paix durable. La réconciliation ne peut pas se construire sur l’oubli forcé ni sur la négation de la souffrance des victimes.

Condamner, pas récompenser

Toute personne qui prend les armes contre la République, qui collabore avec des forces ennemies ou qui participe à des actes criminels doit être condamnée par la justice, et non récompensée par l’État. Continuer dans la voie actuelle revient à trahir la mémoire des victimes et à compromettre l’avenir du pays.

Le Congo n’a pas besoin de criminels recyclés en dirigeants.
Le Congo a besoin de justice, de responsabilité et de respect de la loi. , La rédaction

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