

Depuis quelque temps, l’opinion publique congolaise s’interroge. Alors que certains opposants politiques sont arrêtés ou poursuivis, d’autres continuent de circuler librement sur l’ensemble du territoire national sans être inquiétés. Cette situation suscite des incompréhensions et alimente de nombreux débats au sein de la population.
Pour mieux comprendre cette réalité, il est essentiel de rappeler que la République démocratique du Congo traverse une période particulière, marquée par une guerre persistante à l’Est du pays. Dans ce contexte sécuritaire sensible, les autorités affirment faire la différence entre l’opposition politique légitime et les actes assimilables à une atteinte grave à la sécurité nationale.
Selon plusieurs analyses, certains individus se réclamant de l’opposition auraient choisi de collaborer avec des groupes armés qui sèment la terreur dans l’Est du pays, notamment en s’alliant à des mouvements rebelles responsables de massacres contre les populations civiles. Ces actes sont considérés non pas comme une simple expression politique, mais comme une trahison de la République, surtout lorsqu’ils impliquent un soutien direct ou indirect à des forces armées ennemies.
Dans un tel contexte, les personnes soupçonnées de collusion avec des groupes armés sont traquées et poursuivies par la justice, car elles sont perçues comme complices des violences infligées au peuple congolais. Ces individus ne peuvent prétendre à une activité politique normale tant que leur engagement est lié à la prise des armes ou à la déstabilisation du pays.
À l’inverse, les opposants qui ont fait le choix de rester dans le cadre républicain, en refusant la violence et toute collaboration avec les groupes armés, continuent d’exercer leurs activités politiques librement. Ils ont privilégié le débat démocratique, le respect de la Constitution et l’unité nationale, malgré leurs divergences avec le pouvoir en place.
C’est dans cette logique que des figures politiques telles que Jean-Marc Kabund ou Martin Fayulu circulent librement sans être inquiétées. Leur opposition s’inscrit dans une démarche politique pacifique, sans recours aux armes ni alliance avec des mouvements rebelles accusés de crimes contre les populations congolaises.
En définitive, au-delà des clivages politiques, une réalité s’impose : quelles que soient les ambitions ou les appartenances partisanes, nul ne devrait oublier que la défense de la nation et de la vie des Congolais doit primer sur toute quête de pouvoir. L’opposition politique reste un pilier de la démocratie, mais elle ne saurait se confondre avec la violence ou la collaboration avec ceux qui endeuillent quotidiennement la République démocratique du Congo. LE TONNERRE
