Le Comité de gestion et ⁰l’intersyndicale d’accord pour le bilan de compétences.
Depuis la mise en place d’une nouvelle Direction générale à la tête de la Caisse d’épargne du Congo (CADECO), cette structure nationale d’épargne semble entamer son processus de redressement et de la numérisation du système d’exploitation inexistant depuis des lustres.
À en croire des observateurs, ce changement de cap fait suite à l’arrivée aux commandes de la CADECO des mendataires publics rompus dans la gestion des institutions bancaires, dont certains ont donné la preuve de leur expertise et savoir-faire dans le privé.
C’est le cas du Directeur Général, Célestin Mukeba qui est un ancien haut cadre d’Equity BCDC, également de la PCA, qui est l’ancienne Gouverneure de la Banque Centrale du Congo (Bcc).
Avant l’entrée en fonction du nouveau staff dirigeant, d’aucuns savent que la CADECO était dans une situation financière, administrative et structurelle très difficile, due essentiellement à la mauvaise gestion de la part de ses anciens gestionnaires. A côté de cette donne, il se posait également la problématique de la formation et des capacités professionnelles du personnel.
En effet, lors d’une recente mission de contrôle administratif diligentée par la Direction générale accompagnée par l’intersyndicale nationale, il a été malheureusement constatée que, dans plusieurs Directions provinciales, agences et succursales de la CADECO, il y avait plus de stagiaires que des agents et cadres couverts par un contrat de travail. Pire, parmi les stagiaires, se trouvererait des personnes qui n’avaient aucune notion sur la gestion d’une banque, selon une certaine indiscrétion…
C’est ainsi que la Direction Générale de la CADECO a décidé de la tenue du bilan de compétences qui est jusque-là en cours. Il s’agit d’une opération qui consistera à évaluer la compétence de chaque agent, en vue soit de mettre à la porte les plus inaptes, soit à renforcer en capacités ceux qui présentent quelques bonnes aptitudes à la tâche.
C’est dire à quel point les deux parties travaillent désormais main dans la main pour permettre à la CADECO de fonctionner véritablement comme une vraie société commerciale, conforme à la réforme de 2014 décidée par le COPIREP.
Cette démarche consiste également à permettre à l’Etat congolais, unique actionnaire à financer cette restructuration de la CADECO, voire à transformer celle-ci en une vraie banque commerciale nationale.
Déjà, fort du travail sérieux réalisé dans un laps de temps par le nouveau Comité de gestion, le Gouvernement se prépare à confier à la CADECO la responsabilité de la paie des fonctionnaires de l’Etat dans les zones non bancarisées. Les pourparlers sont en cours, et c’est dans ce cadre que le Vice-Premier Ministre Ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau a longuement échangé avec le Directeur Général de la CADECO, Célestin Mukeba Muntuabu le mardi 27 janvier 2026.
Au menu des discussions, la mise en place des mécanismes opérationnels permettant aux agents publics exerçant dans les zones non couvertes par le système bancaires de percevoir dignement leurs salaires et ce, à proximité de leurs lieux d’affectation.
Disposant d’un réseau étendu dans le pays, la CADECO assure être capable de remplir sans difficulté cette mission. Car, à en croire son Directeur Général, la Caisse détient plus de 30 succursales dans des zones où il n’existe aucune banque commerciale.
Voilà encore une nouvelle donne qui intervient et qui pousse la CADECO, non seulement à se restructurer de l’intérieur par la création des directions et départements manquants, mais aussi et surtout à se doter d’un personnel hautement qualifié, à même de travailler de façon professionnelle dans une structure qui aspire à devenir une vraie banque commerciale. D’où l’importance du bilan compétence voulue par par la Direction Générale accompagnée par l’intersyndicale.
Comment pouvait-il en être autrement quand on sait que le Comité de gestion sortant a eu à opérer, tout le long de son règne, des recrutements sur la base du népotisme et du clientélisme politique. Résultat, plusieurs postes dans les départements tel que celui des Finances et comptabilité occupés par des novices et non avertis dans la gestion d’une institution financière ou bancaire.
C’est ainsi qu’on a assisté à la signature inappropriée d’un mémorandum d’entente pour l’impression, par une firme américaine inexistante, des cartes électroniques au moment où la CADECO n’avait pas encore en son sein un département capable de veiller à la gestion de ce service.
BLP