
Un document officiel émanant du Ministère du Commerce Extérieur, daté du 28 janvier 2026, met en cause la gestion du Directeur Général de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), Étienne Tshimanga Mutombo. Il s’agit d’une correspondance relative à l’ouverture d’une action disciplinaire pour fautes lourdes de gestion, insubordination et mise en péril des intérêts de l’Office.
Selon ce document, transmis notamment au Président de la République, à la Première Ministre et à l’Inspection Générale des Finances, des faits jugés « d’une gravité exceptionnelle » auraient été constatés dans la gestion de l’OCC. Le ministre de tutelle évoque une volonté manifeste de s’affranchir des règles administratives, financières et éthiques qui régissent cet établissement public.
Parmi les griefs relevés figure notamment une gestion jugée irresponsable des ressources humaines, dans un contexte où l’Office éprouve déjà des difficultés chroniques à payer régulièrement les salaires de son personnel. Cette situation aurait contribué à détériorer le climat social au sein de l’entreprise.
Au-delà des faits de gestion, la question du respect de la hiérarchie est également posée. En effet, malgré les explications exigées par le ministre de tutelle, le Directeur Général serait accusé d’insubordination, ce qui soulève de sérieuses interrogations sur sa conception de l’autorité administrative et du fonctionnement normal des institutions publiques.
Plusieurs observateurs s’interrogent : comment un mandataire public peut-il se permettre de tenir tête à son ministre de tutelle ? Pourquoi un responsable d’entreprise publique semble-t-il agir comme s’il était au-dessus de toute autorité ? Cette posture, si elle est avérée, donnerait l’image d’un dirigeant se considérant comme « intouchable », au détriment du principe fondamental de la redevabilité.
Dans un État de droit, aucune fonction ne place son titulaire au-dessus des lois ni des institutions. Le document du ministère apparaît ainsi comme un rappel ferme à l’ordre hiérarchique et à la discipline administrative. Il met également en lumière les dérives possibles lorsque la gestion d’un service public est personnalisée au lieu d’être guidée par l’intérêt général.
L’ouverture d’une action disciplinaire contre le Directeur Général de l’OCC pourrait donc marquer un tournant important dans la gouvernance de cet établissement stratégique. Elle traduit la volonté des autorités de restaurer la rigueur, la transparence et le respect de la hiérarchie au sein des entreprises publiques.
Il appartient désormais aux instances compétentes d’examiner les faits reprochés et de situer les responsabilités, afin que l’OCC retrouve un fonctionnement conforme aux règles et à sa mission première : servir l’économie nationale et non des intérêts personnels. Le tonnerre