
Une situation chaotique s’est produite ce jour sur l’avenue Poids Lourds, à Kingabwa–Pakadjuma, lors de l’opération de démolition des constructions anarchiques érigées le long de la voie ferrée de l’ONATRA.
Mais au-delà des affrontements, c’est surtout le pillage d’une station-service qui a choqué l’opinion.
Alors que les autorités procédaient à la destruction des habitations construites sur un terrain appartenant à l’ONATRA, de violents heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et certains habitants. La situation est rapidement devenue incontrôlable.
Une station-service livrée aux pillards
Profitant du désordre et de l’absence d’un dispositif sécuritaire efficace, une station-service de la zone a été prise pour cible par des pillards.
Des individus se sont servis en carburant et en marchandises, sous les yeux d’une population impuissante, sans intervention rapide des forces de sécurité.
Ce pillage symbolise à lui seul l’échec de l’encadrement sécuritaire de cette opération. Comment mener une démolition d’envergure sans prévoir une protection stricte des commerces et des biens ?
Démolir sans sécuriser : une grave irresponsabilité
Cette opération pose une question fondamentale ,
comment exiger la démolition des maisons sans :
- un plan clair de sécurisation,
- un encadrement des populations touchées,
- et une présence policière suffisante pour prévenir les pillages ?
Résultat : des maisons détruites,
une station-service pillée,
des biens emportés,
et une population abandonnée à elle-même.
Une gouvernance provinciale dépassée
Le gouvernement provincial de Kinshasa montre, une fois de plus, son incapacité à assurer sa mission essentielle : garantir la sécurité des personnes et des biens.
Au lieu d’anticiper les risques, les autorités ont laissé s’installer un climat de chaos, où les casseurs ont pris le dessus.
Pour de nombreux habitants, cette scène confirme que les dirigeants provinciaux s’intéressent davantage aux recettes et aux taxes qu’à la protection réelle de la population kinoise. La rédaction