À Kananga, la bataille pour l’électricité ne se joue pas seulement dans les postes de distribution ou sur les poteaux. Elle se mène aussi contre un adversaire discret : le sabotage. Pendant que la SNEL déploie des moyens techniques pour améliorer la desserte, des individus s’emploient à détruire ce qui est construit, au détriment de toute une population.
Depuis plusieurs mois, les vols de câbles souterrains se multiplient. Ces actes obligent l’entreprise à revoir sa stratégie : les anciennes lignes enfouies sous terre, devenues trop vulnérables, sont progressivement remplacées par des câbles torsadés isolés Alac de moyenne tension, installés en aérien. Un choix technique dicté par l’urgence, mais qui révèle surtout l’ampleur du problème.
Sur le terrain, les équipes provinciales dirigées par André Shiyawebe tentent de contenir la crise, sous la coordination de la direction générale assurée par le Teddy Lwamba. Leur travail consiste non seulement à réparer, mais aussi à anticiper les attaques contre les installations.
La population, elle aussi, commence à jouer un rôle clé. Grâce à un signalement nocturne, un présumé voleur de câbles a récemment été interpellé alors qu’il s’attaquait au réseau. Cet épisode montre que la lutte contre le sabotage ne repose pas uniquement sur la technique, mais aussi sur la conscience citoyenne.
À ces actes malveillants s’ajoutent les difficultés liées aux travaux routiers. Sur l’axe menant vers l’École de formation des officiers (EFO), les chantiers de construction perturbent la stabilité des poteaux électriques. Là où les caniveaux sont creusés, la terre devient friable et les supports des lignes électriques risquent de s’incliner, voire de tomber, exposant le réseau à de nouvelles coupures.
Ainsi, Kananga 2 se trouve prise en étau entre deux réalités : d’un côté, une entreprise publique qui s’efforce d’apporter la lumière ; de l’autre, des comportements qui sabotent ces efforts et ralentissent le développement local.
Le sabotage électrique n’est pas un simple acte de vandalisme. Il touche directement les élèves privés d’éclairage pour étudier, les centres de santé perturbés dans leurs activités, et les commerçants dont les machines s’arrêtent faute de courant. Chaque câble volé est une école plongée dans le noir, chaque poteau fragilisé est un quartier menacé de coupure.
C’est pourquoi un appel pressant est lancé à la population : protéger les installations de la SNEL, c’est protéger son propre avenir. Dénoncer les saboteurs, c’est défendre l’accès à l’énergie, condition essentielle du progrès.
Sous la conduite du professeur docteur ingénieur Teddy Lwamba, la SNEL affirme sa volonté de poursuivre ses actions jusqu’à garantir une électricité fiable et durable. Mais sans l’appui de tous, cet objectif restera difficile à atteindre.
À Kananga, la lumière ne dépend plus seulement des câbles et des transformateurs : elle dépend aussi du choix collectif entre laisser agir les destructeurs ou bâtir, ensemble, une ville éclairée. Le tonnerre