
Depuis plusieurs mois, la ville de Kinshasa vit au rythme d’une insécurité de plus en plus alarmante. Braquages à main armée, enlèvements ciblés, vols violents et agressions nocturnes se multiplient dans plusieurs communes de la capitale, plongeant les Kinois dans une peur quotidienne. Ce phénomène, loin de régresser, semble au contraire s’intensifier jour après jour, sous le regard impuissant ou indifférent des autorités compétentes.
Les faits sont devenus presque banals : des citoyens attaqués en plein jour, des commerces braqués, des familles endeuillées ou traumatisées par des enlèvements, parfois au cœur même des quartiers résidentiels. Plus inquiétant encore, nombre de ces actes se déroulent à proximité de postes de police ou dans des zones supposées être sous surveillance sécuritaire.
Un silence et une lenteur qui interrogent
Face à cette situation, la population kinoise s’interroge : comment comprendre l’absence de réponses rapides et efficaces alors que l’insécurité est visible, documentée et largement dénoncée ? Pourquoi les autorités tardent-elles à déployer des moyens conséquents — humains, logistiques et financiers pour sécuriser la capitale et traquer les inciviques qui terrorisent les habitants ?
Kinshasa ne peut pas être abandonnée à son sort. La sécurité est un droit fondamental, et l’État a l’obligation constitutionnelle de protéger les personnes et leurs biens. L’inaction ou la lenteur des réponses renforce le sentiment d’abandon et fragilise davantage la confiance entre la population et les institutions.
Des attentes claires envers les autorités
Il est urgent que le ministère de l’Intérieur, la Police nationale congolaise et l’ensemble des services de sécurité prennent la pleine mesure de la gravité de la situation. Des mesures concrètes sont attendues :
un renforcement visible des patrouilles de police, de jour comme de nuit ;
une meilleure coordination des services de sécurité ;
des opérations ciblées pour démanteler les réseaux criminels ;
et une communication claire pour rassurer la population.
La lutte contre l’insécurité ne peut pas se limiter à des déclarations. Elle exige des actions rapides, fermes et durables.
Kinshasa mérite mieux
Les Kinois ne demandent pas l’impossible. Ils réclament simplement de vivre sans peur, de circuler librement et de vaquer à leurs occupations en toute sécurité. L’insécurité grandissante à Kinshasa est un signal d’alarme qui ne peut plus être ignoré. Si des solutions existent, elles doivent être appliquées sans délai.
Car une capitale livrée à l’insécurité est une capitale qui souffre, et un peuple qui se sent abandonné est un peuple en détresse. LA RÉDACTION