Le faux débat sur les migrants en provenance des États-Unis d’Amérique a défrayé les chroniques, a suscité la rage d’une infime opposition politique de notre pays. C’est un faux-fuyant et un faux débat qui doit être clos.
L’Adenac s’insurge contre la stigmatisation des migrants en provenance des USA par une opposition politique très novice et immature, qui, pour des raisons de positionnement politique, par pure méchanceté ou encore par simple ignorance politique, ne parvient pas à cerner les grands enjeux politiques internationaux contemporains liés à la survie du grand Congo comme État dans le concert des nations.
Notez que la crise migratoire internationale n’épargne aujourd’hui aucun pays dans le monde, quel que soit son degré de puissance.
La RDC ne vit pas en vase clos. La coopération bilatérale américano-congolaise est multisectorielle. Le transfert des migrants vivant aux États-Unis est bien encadré par un accord bilatéral entre les deux États, mais aussi par des conventions internationales sur la migration internationale.
L’Adenac estime que cet accord savamment bien négocié par le régime en place du président Félix Tshisekedi est le meilleur accord du monde. Aucun État africain ne peut refuser de le conclure avec les Américains. Aucun opposant politique congolais, s’il était aujourd’hui au pouvoir — Fayulu, Katumbi ou Sesanga, pour ne citer que ceux-là — ne pourrait rejeter cette offre.
Notez que la coopération internationale étant régie par le principe du respect de l’égalité souveraine des États, la RDC a bien négocié cet accord avec les États-Unis dans le strict respect de sa souveraineté, en préservant ses intérêts nationaux minima et maxima.
Que l’opposition politique arrête avec le braquage politique et la manipulation de notre peuple, qui accueille d’ailleurs avec enthousiasme la vision salvatrice du chef de l’État pour la stabilité et le développement intégral de notre pays après trois décennies d’humiliation et d’agression rwandaise au Congo.
Pour boucler nos propos, l’Adenac met en garde l’opposition politique congolaise : qu’elle cesse de faire l’amalgame, de comparer les incompatibles. L’afflux massif des réfugiés rwandais en 1994, à la suite de l’opération Turquoise française, n’obéit pas à la même logique que le transfert temporaire des migrants vivant aux États-Unis, qui, d’ailleurs, est très bien encadré par le gouvernement de la République.
Le Président national de l’Adenac, le Député national honoraire, Maître Adrien PHOBA.