Mois de la femme en RDC : Judith Suminwa interpellée par des femmes de militaires et veuves

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En ce mois de mars consacré à la célébration des droits et de la place de la femme dans la société, plusieurs voix féminines se sont élevées pour interpeller Madame Judith Suminwa Tuluka, première femme à occuper le poste de Première ministre de la République démocratique du Congo.

Dans une démarche citoyenne, plusieurs femmes, notamment des veuves et épouses de militaires, ont confié à la rédaction du magazine Le Tonnerre leurs préoccupations concernant certaines attitudes observées récemment lors d’une rencontre organisée à la Primature à l’occasion du mois de décembre 2025.

Selon leurs témoignages, ces femmes affirment avoir été invitées à participer à cette activité symbolique célébrant la fin de l’année . Cependant, à l’issue de la rencontre, certaines d’entre elles disent être reparties sans assistance logistique ni transport, malgré une pluie battante ce jour-là. Une situation qui, selon leurs propos, les a profondément marquées.

Pour ces femmes, la fonction de Première ministre — en plus de son importance politique — porte aussi une dimension morale et symbolique, surtout lorsqu’elle est occupée pour la première fois par une femme dans l’histoire du pays. Elles estiment que ce rôle devrait s’accompagner d’une attention particulière envers les femmes les plus vulnérables, notamment celles qui vivent les conséquences des conflits et des sacrifices consentis par les forces armées.

Certaines d’entre elles évoquent également la nécessité, pour les femmes occupant des postes de responsabilité, de cultiver l’esprit de solidarité, de compassion et d’entraide, des valeurs qu’elles considèrent comme fondamentales dans la société congolaise.

À titre de comparaison, plusieurs témoignages citent l’exemple de Marie-Ange Lukiana, ancienne ministre du Genre, de la Femme et de l’Enfant, dont les initiatives en faveur de la promotion de la femme continuent d’être évoquées dans les mémoires collectives. Pour ces femmes, les actions posées par les dirigeants laissent des traces durables dans l’histoire et dans le cœur des populations.

Au-delà de la politique, certaines rappellent également les références spirituelles souvent mises en avant dans la société congolaise. Dans la tradition biblique, des figures comme Marie ou Esther symbolisent la compassion, la protection et le courage en faveur des plus faibles. Pour elles, ces exemples rappellent l’importance de conjuguer leadership et sensibilité humaine.

Toutefois, l’objectif de ces témoignages n’est pas de remettre en cause la légitimité ou les compétences de la cheffe du gouvernement, mais plutôt de lancer un appel à davantage d’écoute et de proximité avec les couches sociales les plus fragiles.

En effet, l’accession de Judith Suminwa à la Primature constitue un moment historique pour la RDC, salué par de nombreux Congolais comme un pas important vers la reconnaissance du leadership féminin dans les institutions du pays.

Ainsi, en ce mois dédié aux femmes, ces citoyennes espèrent que ce symbole fort puisse également se traduire par des gestes concrets de solidarité et d’accompagnement, afin que cette première historique reste associée non seulement à une avancée politique, mais aussi à un héritage humain et social durable.

Comme le rappellent plusieurs observateurs, le leadership féminin en RDC porte aujourd’hui l’espoir d’une gouvernance plus inclusive, attentive et proche des réalités vécues par les femmes du pays. LE TONNERRE

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