L’agitation observée ces dernières semaines au sein de Congo Airways ne relève ni d’un malaise social généralisé ni d’une crise de gouvernance, mais s’inscrit plutôt dans une résistance organisée de certains cadres et agents attachés à des pratiques anciennes contraires aux intérêts de l’entreprise.
Au cœur de cette tension se trouve la décision du Directeur Général, Monsieur Mukendi Tshikala Alexandre, homme de chiffres et de rigueur, de mettre fin à des pratiques liées au mode d’exploitation ACMI, lesquelles, selon plusieurs sources internes, profitaient à une minorité d’individus sans générer le moindre bénéfice pour la compagnie nationale ni pour l’ensemble des agents.
Des avantages personnels déguisés en revendications professionnelles
Privés de ces avantages, certains cadres et agents auraient entrepris une stratégie de déstabilisation, se présentant abusivement comme représentants syndicaux, alors qu’ils ne disposent d’aucune légitimité légale ou statutaire. Ces démarches, menées auprès de différentes autorités, viseraient à induire en erreur les décideurs sur la réalité de la situation interne à Congo Airways.
Selon plusieurs témoignages concordants, ces agents auraient auparavant sollicité des faveurs personnelles, notamment des augmentations salariales, en échange d’un prétendu soutien au Directeur Général. Face au refus catégorique du DG Mukendi de s’engager dans ce type de pratiques, jugées contraires à l’éthique et aux règles de bonne gouvernance, ces individus se seraient retournés contre lui.
Instrumentalisation d’agents et règlements de comptes internes
Parmi les personnes régulièrement citées figure l’agent Emmanuel MBWEZO, présenté par plusieurs sources comme instrumentalisé par des individus hostiles à la direction actuelle, notamment par l’ancien Directeur Commercial, irrité par l’arrêt du mode d’exploitation ACMI qualifié de « fantaisiste ».
Toujours selon ces sources, le même agent aurait confié à un collègue sa volonté manifeste de s’opposer systématiquement au Directeur Général, non pour des raisons professionnelles objectives, mais par frustration liée au refus d’une faveur personnelle. Depuis, il s’emploierait à influencer certains collègues, dont plusieurs ignoreraient les véritables motivations de cette fronde.
L’ombre de l’ancien management et des réseaux politiques
Plus grave encore, certains agents identifient l’ancien Directeur Général par intérim comme l’un des instigateurs de ce mouvement, dans une logique de revanche contre une gestion réformatrice qui remet en cause des pratiques antérieures.
Ces mêmes sources rappellent que plusieurs protagonistes de cette agitation sont proches de l’ancien Premier ministre Matata Ponyo, auquel ils seraient politiquement et personnellement redevables. Or, Matata Ponyo figure aujourd’hui parmi les acteurs politiques ralliés aux positions de Corneille Nangaa, allié déclaré des rebelles du M23, engagés dans une entreprise de déstabilisation de la République démocratique du Congo.
Une réforme qui dérange
Dans ce contexte, la contestation dirigée contre le DG Mukendi Tshikala Alexandre apparaît moins comme une revendication sociale que comme une tentative coordonnée de sabotage interne, destinée à freiner une gouvernance fondée sur la transparence, la rigueur et l’intérêt général.
Alors que Congo Airways a besoin de stabilité et de réformes pour se redresser durablement, les autorités sont appelées à faire la distinction entre les revendications légitimes des agents et les manœuvres opportunistes de réseaux cherchant à préserver des privilèges perdus. La rédaction