RDC : Exploitation des travailleurs congolais par certaines entreprises indiennes et libanaises, le silence inquiétant des autorités

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Depuis plusieurs années, une situation préoccupante persiste en République Démocratique du Congo : le traitement dégradant réservé aux travailleurs congolais par certaines entreprises détenues par des ressortissants indiens et libanais, souvent sous le regard passif voire complice de quelques autorités congolaises.

Un SMIG ignoré, des salaires indignes maintenus

Le gouvernement congolais a pourtant pris des décisions claires. Le SMIG a été officiellement relevé à 21 000 FC pour l’année 2026, la première ministre Madame Judith suminwa a annoncé une nouvelle augmentation.
Mais sur le terrain, ces décisions restent lettre morte.

Dans plusieurs entreprises appartenant à des Indiens et des Libanais, les travailleurs congolais continuent de percevoir des salaires dérisoires, parfois inférieurs à 100 dollars, voire 80 dollars par mois, en totale violation des textes légaux en vigueur.

La comparaison est choquante :

👉🏽 Au Liban, un simple vendeur dans un supermarché peut gagner 400 dollars par mois.
👉🏽 En RDC, un travailleur congolais effectuant des tâches pénibles est payé quatre à cinq fois moins, dans son propre pays.

Des conditions de travail humiliantes

Au-delà des salaires, les conditions de travail sont souvent minables et déshumanisantes :

  • horaires excessifs,
    absence de contrats formels,
  • manque de sécurité sociale,
  • pressions psychologiques constantes,
  • aucun respect de la dignité du travailleur congolais.

Pire encore, dès qu’un travailleur ose réclamer ses droits ou protester contre ces abus, il est licencié sans ménagement, remplacé immédiatement, et parfois même menacé.

Un silence complice des autorités ?

Ces pratiques se déroulent sous les yeux des autorités congolaises, sans sanctions visibles.

Où sont les services de l’Inspection du Travail ?

Où sont les Ministres qui est dans le secteur ?

Pourquoi les décisions du gouvernement sont-elles prises avec autant de légèreté par certains employeurs étrangers ?

Cette passivité nourrit une suspicion légitime au sein de la population :

Y a-t-il une collaboration tacite entre certaines autorités et ces employeurs étrangers pour maintenir les Congolais dans la précarité ?

Prix élevés malgré la stabilité du dollar

Autre paradoxe tout aussi révoltant :
Alors que le taux du dollar s’est stabilisé depuis un moment, les prix des produits de première nécessité n’ont pas baissé.

Où est le VPM, ministre de l’Économie, Mukoko Samba, dont la mission est notamment de réguler le marché et de veiller à la baisse effective des prix des produits de première nécessité, alors que le taux du dollar s’est stabilisé depuis un moment ?

Les commerçants, en majorité indiens et libanais dans certains secteurs, maintiennent des prix élevés, aggravant davantage la souffrance des ménages congolais déjà étouffés par les bas salaires.

Un appel urgent à l’action

Les travailleurs congolais ne demandent pas l’aumône.

Ils exigent simplement :

le respect du SMIG,

des conditions de travail dignes,

la protection contre les licenciements abusifs,

et un suivi rigoureux des décisions gouvernementales.

Il est temps que l’État congolais assume pleinement son rôle de protecteur de ses citoyens.

Laisser perdurer cette situation, c’est accepter que le Congolais soit maltraité dans son propre pays, réduit à une main-d’œuvre bon marché au profit d’intérêts étrangers.

Le respect des lois n’est pas une option. C’est une obligation. Le tonnerre

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