RDC : le Caucus UDPS/Tshisekedi du Sud-Kivu réclame des sanctions contre le sénateur Modeste Bahati Lukwebo

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La sortie médiatique du sénateur Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat de la République démocratique du Congo et président de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), continue de susciter de vives réactions au sein de la famille politique au pouvoir.

Au Sud-Kivu, la présidente du Caucus UDPS/Tshisekedi de la province, José Asuka Emina, accompagnée des combattants du parti, a fermement réagi aux déclarations du sénateur concernant la question de la révision ou du changement de la Constitution en République démocratique du Congo.

Lors d’une prise de position publique organisée aujourd’hui même, les combattants du Caucus UDPS/Tshisekedi ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une stratégie politique visant à préparer une future candidature à la présidence de la République. Selon eux, Modeste Bahati Lukwebo a tendance à critiquer le régime en place à chaque approche de la fin d’un mandat présidentiel, cherchant ainsi à se distancier du bilan du pouvoir pour mieux se repositionner politiquement.

Les membres du Caucus ont également fustigé le silence du sénateur face à la guerre qui secoue l’est du pays. Alors que la République démocratique du Congo fait face à l’agression attribuée au Rwanda et à ses supplétifs du M23, ils affirment que le sénateur Bahati Lukwebo ne s’est jamais clairement prononcé pour dénoncer les agresseurs.

Le Caucus a également évoqué ce qu’il présente comme des faits établis concernant les intérêts économiques du sénateur dans la province. Selon eux, Modeste Bahati Lukwebo serait l’actionnaire majoritaire de la société Bralima au Sud-Kivu, où plusieurs de ses proches travailleraient, une situation qu’ils interprètent comme un élément renforçant les interrogations sur son positionnement politique dans le contexte actuel.

Par ailleurs, les combattants du Caucus UDPS/Tshisekedi estiment que la position du sénateur contre la révision de la Constitution va à l’encontre des efforts politiques et diplomatiques menés par le président de la République, Félix Tshisekedi, ainsi que de la vision portée par l’Union sacrée de la nation.

Face à ce qu’ils considèrent comme une attitude incompatible avec la ligne de la majorité présidentielle, les membres du Caucus UDPS/Tshisekedi du Sud-Kivu ont formulé plusieurs exigences :

  1. La radiation immédiate de Modeste Bahati Lukwebo de l’Union sacrée de la nation, afin qu’il puisse, selon eux, préparer librement sa campagne présidentielle.
  2. Le rejet catégorique de ses excuses, présentées lors d’un point de presse qu’ils jugent insuffisant.
  3. Sa démission de son poste de deuxième vice-président du Sénat.
  4. L’interpellation immédiate et la mise hors d’état de nuire de Modeste Bahati Lukwebo, qu’ils accusent de porter atteinte aux intérêts de la République.

Pour le Caucus UDPS/Tshisekedi du Sud-Kivu, la question de la révision de la Constitution reste un droit souverain du peuple congolais, pouvant être exercé conformément aux mécanismes prévus par les institutions, notamment sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi et de la majorité réunie au sein de l’Union sacrée de la nation. Le tonnerre

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