Lors de son discours à Davos, le président des États-Unis, Donald Trump, a évoqué la situation sécuritaire persistante à l’Est de la République Démocratique du Congo. Dans son intervention, il a mis l’accent sur un point fondamental : le rôle central que doivent jouer les Congolais eux-mêmes dans la recherche de la paix et de la stabilité.
Le président américain a rappelé une vérité souvent difficile à accepter mais essentielle : personne ne viendra sauver un peuple à sa place. Tant que les Congolais resteront silencieux face à la guerre qui endeuille l’Est du pays, ce silence pourra être interprété comme une forme d’acceptation. La dénonciation, l’expression citoyenne, la mobilisation pacifique et responsable sont donc des leviers indispensables pour attirer l’attention et l’accompagnement de la communauté internationale.
Kinshasa face à sa responsabilité historique
En tant que capitale politique et démographique du pays, Kinshasa a un rôle majeur à jouer. La mobilisation de sa population peut envoyer un signal fort, aussi bien aux dirigeants nationaux qu’aux partenaires internationaux. Dire non à la guerre, non à la corruption, non à l’impunité, c’est refuser la banalisation de la souffrance de millions de Congolais de l’Est.
Les marches pacifiques, les prises de parole citoyennes, les actions civiques visibles et responsables constituent des moyens légitimes pour exiger la paix et la justice. C’est à travers ces actions concrètes que la communauté internationale peut comprendre que le peuple congolais est debout, conscient et déterminé à défendre son avenir.
Mettre fin aux complicités et à la trahison
La crise sécuritaire à l’Est de la RDC ne peut être dissociée des responsabilités internes. Les Congolais doivent dénoncer sans complaisance les acteurs qui, directement ou indirectement, alimentent l’instabilité, notamment les groupes armés et leurs soutiens politiques. Les noms de Corneille Nangaa, Joseph Kabila et de leurs collaborateurs sont régulièrement cités par l’opinion publique comme étant liés à cette tragédie nationale, et cela exige un débat franc, courageux et responsable.
La paix commence par l’engagement citoyen
La sortie de crise ne viendra ni uniquement des discours internationaux ni des sanctions extérieures, mais avant tout de la prise de conscience collective des Congolais. Chacun doit se sentir concerné et responsable. Défendre l’intégrité territoriale, protéger les populations civiles et lutter contre la corruption sont des devoirs citoyens.
C’est lorsque les Congolais se lèveront ensemble, unis et déterminés, que la communauté internationale pourra véritablement accompagner leurs efforts. La paix à l’Est de la RDC commence par l’engagement du peuple congolais lui-même. LE TONNERRE