

Depuis plusieurs décennies, la scène politique congolaise est marquée par un phénomène récurrent : les mêmes acteurs reviennent sans cesse aux affaires, même après avoir échoué dans la gestion des responsabilités publiques. Ministres hier, opposants aujourd’hui, ils se présentent comme des donneurs de leçons, oubliant volontairement leur propre bilan.
Pourtant, la République démocratique du Congo compte plus de 100 millions d’habitants. Elle regorge de compétences, d’intelligences et d’énergies nouvelles capables de porter un véritable changement. Pourquoi alors confier éternellement le destin du pays aux mêmes figures politiques, souvent associées à la mauvaise gouvernance, à la cupidité et à la défense d’intérêts personnels ?
À l’approche de dialogues politiques ou de nouvelles consultations, certains responsables se redécouvrent soudainement un amour pour la population. Les discours deviennent doux, les promesses abondent, les accusations fusent contre le pouvoir en place. Mais l’histoire récente montre que beaucoup de ces « opposants » ont eux-mêmes occupé de hautes fonctions sans améliorer les conditions de vie des Congolais.
Le Congo n’a pas été créé pour servir des ambitions individuelles. Il appartient à son peuple. La population doit donc apprendre à juger les acteurs politiques non pas sur leurs paroles, mais sur leurs actes. Gouverner est une responsabilité, pas une opportunité d’enrichissement personnel.
Il est temps que les Congolais se prennent en charge politiquement, en refusant la manipulation et en rejetant les recyclages politiques fondés sur l’opportunisme. Le pays a besoin de nouvelles figures, de nouvelles idées et d’un leadership réellement tourné vers l’intérêt général.
La vigilance citoyenne est aujourd’hui une arme pacifique mais puissante. Elle consiste à exiger des comptes, à s’informer, à ne plus céder aux discours populistes et à promouvoir l’alternance véritable. Le changement ne viendra pas de ceux qui ont déjà échoué, mais de la capacité du peuple à dire non à la politique des visages éternels.
L’avenir de la RDC dépend de la conscience de sa population. Refuser les faux sauveurs, c’est déjà commencer à construire un Congo plus juste, plus responsable et réellement au service de ses citoyens. LE TONNERRE
