


Du 19 au 22 janvier 2026, l’Université Niccolò Cusano de Rome a accueilli une conférence mondiale des universités sur la situation des enfants dans les conflits armés, organisée par le Réseau international des universités avec l’appui du Ministère italien des Affaires étrangères.
Le Professeur Mgr Pax André Marie Kito Masimango, Représentant des universités africaines au Comité exécutif du Réseau et Coordonnateur des programmes en République Démocratique du Congo, y a pris part en tant qu’invité officiel.
La conférence a réuni de jeunes médiateurs de paix issus de plusieurs universités du monde, dont huit universités de la RDC engagées depuis trois ans dans ce programme de formation permanente sur la protection des droits des enfants victimes des conflits armés.
Placée sous le thème « Femmes, médiation et leadership dans les processus de paix », la rencontre a mis l’accent sur le rôle des femmes et des jeunes comme acteurs de changement pour une paix durable, en lien avec la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Le Professeur Kito Masimango est intervenu dans deux panels majeurs, notamment sur :
- le leadership des jeunes et l’inclusion dans les processus de paix ;
- la justice transitionnelle et l’engagement des jeunes médiateurs congolais pour la protection des enfants victimes des conflits armés.
Il a également présenté les initiatives de la RDC en matière de justice transitionnelle, dont la création de mécanismes spécialisés, le Fonds national de réparation des victimes (FONAREV) et l’institution de l’Université des Martyrs du Congo en faveur des orphelins de guerre et des veuves des forces de sécurité.
La conférence a salué les efforts du gouvernement congolais et des organisations de la société civile dans la lutte contre l’impunité et la prise en charge des enfants victimes. Parmi les principales recommandations figurent :
- la mise en place de programmes coordonnés de réparation ;
- la relance des processus de désarmement, démobilisation et réintégration des enfants ;
- l’accompagnement psychologique des victimes ;
- l’intégration de la protection des enfants dans les accords de paix.
En conclusion, le Professeur Pax André Marie Kito Masimango a rappelé que « tout crime commis contre un enfant constitue une destruction systématique de l’humanité », appelant à une responsabilité accrue des États et des jeunes leaders pour bâtir une paix durable. Le tonnerre