
La Société Nationale d’Électricité (SNEL) traverse une nouvelle zone de turbulence. Au cœur de la polémique : les orientations attribuées au Président du Conseil d’administration (PCA), Luc Badibanga, qui suscitent une vive contestation au sein de l’entreprise publique stratégique.
Une grogne qui monte au sein de la SNEL
Le 2 avril 2026, la situation a atteint un niveau critique lorsque plusieurs agents et cadres de la SNEL ont quitté leurs bureaux pour manifester leur mécontentement. Selon différentes sources internes, ce mouvement d’humeur serait lié à un climat de tension persistant entre certaines instances dirigeantes de l’entreprise.
Des travailleurs dénoncent notamment ce qu’ils qualifient de pressions exercées sur la Direction générale et certains membres du Conseil d’administration, dans le cadre d’un projet évoqué de privatisation de l’entreprise qui inclurait la création de nouvelles directions et une éventuelle ouverture plus large au secteur privé.
Pour ces agents, ces orientations suscitent de profondes inquiétudes, dans la mesure où la SNEL demeure un secteur stratégique pour la République démocratique du Congo et pour l’accès de la population à l’électricité.
Des accusations et des soupçons qui circulent
Dans ce climat déjà tendu, certaines voix au sein de l’entreprise affirment que le blocage actuel de certaines initiatives de gestion viserait à donner l’impression que la SNEL ne fonctionne plus correctement, afin de justifier par la suite une privatisation.
Par ailleurs, plusieurs sources internes évoquent, des soupçons selon lesquels le PCA aurait bénéficié d’avantages financiers de partenaires étrangers dans le cadre du projet de privatisation de la SNEL, des accusations qui alimentent davantage la colère et la méfiance d’une partie du personnel.
Dans ce contexte, certains agents accusent le PCA Luc Badibanga et quelques membres du Conseil d’administration de freiner les initiatives de la Direction générale, dirigée par le DG Teddy Lwamba, afin d’alimenter l’idée que l’entreprise ne peut fonctionner qu’à travers une réforme radicale.
Un secteur stratégique au cœur des préoccupations nationales
La SNEL joue un rôle central dans l’économie congolaise et dans la vie quotidienne de millions de citoyens. Toute réforme touchant à cette entreprise publique suscite donc une forte sensibilité au sein de l’opinion.
Face à cette situation, plusieurs agents et cadres de la SNEL réclament désormais ouvertement la révocation du PCA Luc Badibanga. Selon eux, ses prises de position et sa gestion seraient à l’origine du climat de tension actuel au sein de l’entreprise.
Certains travailleurs l’accusent également d’exercer des pressions et des intimidations sur le Directeur général ainsi que sur certains membres du Conseil d’administration, allant jusqu’à invoquer le nom du Chef de l’État pour renforcer son influence. LE TONNERRE