Kinshasa/RDC : Le Gouverneur Daniel Bumba : Une gestion à la dérive.

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L’insalubrité dans la ville Province de Kinshasa est devenue une véritable crise sanitaire et environnementale majeure, qui a fini malheureusement par transformer la capitale en une vaste poubelle.
Lors de son discours annuel à la nation en 2025 devant le parlement réuni en congrès, le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’en est offusqué, pointant du doigt l’inaction de l’autorité urbaine.

S’il est vrai que cette problématique de la gestion des ordures et la prolifération des marchés pirates n’a pas commencé avec le Gouverneur Daniel Bumba, il est tout aussi un fait que ce dernier, ayant connaissance de cette situation, a concocté un programme dénommé  » KIN EZO BONGA », visant à y apporter des solutions idoines et durables.

Malheureusement, plusieurs mois après sa mise en œuvre à grande pompe, la situation va plutôt de mal en pis. Aujourd’hui, le programme KIN EZO BONGA, qui, du reste, a bénéficié du soutien financier du Gouvernement central, est vu par nombreux observateurs comme véritablement une arnaque dont le seul but était, non seulement de dévaliser le trésor public, mais aussi de donner l’impression aux Kinois que dans ce domaine, on est capable de faire mieux que les prédécesseurs.

Un autre problème qui nuit au bien-être des Kinois, c’est cette pagaille quotidienne sur la voie publique. Le Gouverneur Bumba Lubaki, du haut de son piédestal, a proclamé qu’il en fera son cheval de bataille. En dépit du fait qu’il ait envoyé toute une armée d’agents sur le terrain en vue de faire respecter le code de la route, récolter les taxes, discipliner les chauffards et autres Wewas, le désordre dans les routes de Kinshasa continuent, les embouteillages s’amplifient et la capitale demeure sens dessus sens dessous. On a l’impression que le Premier Citoyen de la Ville semble s’accommoder du titre de Roi de la jungle.

Une gestion à la dérive, c’est le cas de le dire en ce qui concerne le programme ambitieux de réhabilitation et de bétonnage des artères à Kinshasa. Selon les spécialistes, il n’existe aucune programmation dans la réalisation des travaux sur les chantiers ouverts en cascade par l’Hôtel de Ville. Conséquence, les projets entamés sont soit inachevés, soit prennent plus de temps que prévu. Cela occasionne non seulement des embouteillages, mais également un casse-tête chinois pour les Kinois dans leur mobilité.

Le transport en commun est aujourd’hui un secteur de non-loi. La démission du Gouverneur est à ce point consommée que chaque conducteur de taxi, des bus ou mini-bus peut s’autoriser à fixer le prix de la course et ce, en toute impunité.
Faut-il en rire, s’en offusquer ou faire montre de la résilience maladive qui caractérise les Kinois en ce moment ?
Certainement, après la lecture de cet article, Monsieur le Gouverneur dira à ses administrés que nous sommes à quoi s’en tenir. Car, jusqu’à présent, il n’y a pas de lisibilité dans sa gouvernance encore moins de pragmatisme.

Le Tonnerre

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