Lors de la 152ᵉ Assemblée de l’Union interparlementaire tenue à Istanbul, la République démocratique du Congo a une nouvelle fois porté la question de la sécurité dans sa partie orientale sur la scène internationale. Prenant la parole, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a dénoncé avec fermeté le pillage systématique des ressources naturelles congolaises, qu’il attribue au Rwanda, appuyé par les rebelles de l’AFC/M23.
Dans un discours marqué par la gravité de la situation, il a évoqué une « violation flagrante du droit international » et une crise humanitaire majeure ayant causé des millions de morts et de déplacés. Il a insisté sur le fait que ce conflit reste l’une des tragédies les plus marquantes de l’époque contemporaine.
Réaffirmant la position de la RDC, Aimé Boji a mis en avant la nécessité du respect de la souveraineté des États, du dialogue dans un cadre constitutionnel et de la lutte contre l’impunité, notamment face aux réseaux criminels transnationaux qui alimentent l’instabilité dans la région.
Il a également salué les efforts diplomatiques du Président de la République visant à parvenir à une solution pacifique et durable, tout en appelant la communauté internationale à jouer un rôle plus actif. À ce sujet, il a regretté l’inefficacité de certaines résolutions internationales, souvent freinées par un manque de volonté politique.
À travers cette intervention, la RDC cherche à mobiliser davantage ses partenaires afin de faire respecter le droit international, restaurer la paix et garantir un avenir plus stable aux générations futures.
La délégation congolaise à ces assises est conduite par Aimé Boji et comprend notamment le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, ainsi que plusieurs parlementaires. LE TONNERRE