Kinshasa a vibré ce mardi 28 avril 2026 au rythme d’un engagement fort en faveur de la paix. Au Chapiteau de Université de Kinshasa, la Fondation Congolaise pour la Promotion des Droits humains et la Paix (FOCDP) a officiellement lancé un programme d’envergure dédié à la formation des Jeunes Ambassadeurs Universels de la Paix.

Portée par une vision ambitieuse de transformation sociale, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion de la culture de la paix et de changement des mentalités en République démocratique du Congo. Elle bénéficie du soutien de partenaires de poids, notamment la Fondation Calixte Munana, l’Enfance Internationale, le Réseau des Universités sur les Enfants dans les Conflits Armés ainsi que le Réseau International d’Accompagnement des Victimes d’Atrocités.

L’événement, organisé en collaboration avec l’organisation estudiantine INNOVA ACADEMIA RDC, a été marqué par des interventions de haut niveau. Dans son allocution, Son Excellence Nathalie Aziza Munana a souligné l’urgence de mobiliser la jeunesse congolaise autour des valeurs de paix, de responsabilité et de leadership.
Deux figures académiques et institutionnelles ont ensuite pris la parole pour approfondir les enjeux du programme. Le Professeur Pax André Marie Kitoko Masimango a mis en lumière le rôle crucial des universités africaines dans la prévention des conflits impliquant les enfants. De son côté, le Professeur Jean Paul Mukolo Nkokesha a apporté un éclairage sur la justice transitionnelle, insistant sur son importance dans les processus de réconciliation nationale.

Mais au-delà des discours, c’est l’ampleur du projet qui impressionne : former chaque année entre 500 000 et 1 000 000 de jeunes. Ces derniers seront outillés pour devenir des Ambassadeurs, Médiateurs, Cadets bâtisseurs, Leaders et Conservateurs de la paix, au sein des universités, écoles, partis politiques ainsi que dans les administrations publiques et privées.

Ce programme se veut une réponse concrète aux défis sociaux et sécuritaires du pays, en misant sur une jeunesse consciente, formée et engagée. Une génération appelée non seulement à rêver d’un Congo pacifié, mais surtout à en devenir les véritables artisans.
Dans un contexte national marqué par des tensions persistantes, cette initiative apparaît comme un signal fort : celui d’un avenir où la paix ne sera plus seulement un idéal, mais une responsabilité collective portée par la jeunesse congolaise.
Le tonnerre