Alors que plusieurs villes de la République démocratique du Congo sont tombées sous l’occupation de groupes armés ces dernières années, une question persiste dans l’esprit de nombreux citoyens : où était l’opposition lorsque la nation faisait face à ces drames sécuritaires majeurs ?
Aujourd’hui, certains leaders politiques appellent à des journées « ville morte » pour protester contre des décisions politiques qui menacent directement leurs intérêts. Pourtant, durant les périodes les plus sombres, marquées par la souffrance des populations de l’Est, les déplacements massifs et les pertes humaines, aucune mobilisation d’envergure similaire n’a été organisée pour dénoncer la guerre ou soutenir les victimes.
Cette attitude soulève un débat légitime sur la sincérité de l’engagement politique de certains acteurs. Une opposition crédible doit être constante dans ses prises de position, surtout lorsqu’il s’agit de défendre l’intégrité territoriale et la dignité du peuple. L’indignation ne devrait pas être à géométrie variable.
En décrétant des villes mortes uniquement lorsque leurs intérêts sont en jeu, ces opposants donnent l’impression de privilégier des agendas personnels au détriment des priorités nationales. Une telle posture fragilise la confiance entre les citoyens et leurs représentants politiques, et alimente le sentiment de manipulation.
Le peuple congolais, déjà éprouvé par des années de crises, mérite mieux. Il aspire à une classe politique responsable, capable de se mobiliser pour des causes essentielles : la paix, la sécurité, le développement et le bien-être collectif.
L’heure n’est plus aux calculs opportunistes. Elle est à l’unité, à la cohérence et à un engagement sincère pour l’avenir du pays. Toute action politique devrait être guidée par l’intérêt général, et non par des ambitions individuelles.
Car au final, ce sont toujours les mêmes qui paient le prix des divisions et des stratégies politiciennes : le peuple.
LE TONNERRE