« Ville morte » : une matinée timide, mais derrière la peur, la colère sociale

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Ce mercredi, l’appel de l’opposition à une « ville morte » n’a pas provoqué la paralysie redoutée. Pourtant, sur le terrain, une réelle timidité a été constatée dès la matinée. La raison : ces derniers jours, de nombreux messages d’intimidation relayés sur les réseaux sociaux par l’opposition ont poussé plusieurs citoyens à hésiter avant de sortir, par crainte.

Malgré ces pressions, aucune ville morte n’est à déplorer. Les membres du gouvernement avaient prévenu dès les jours précédents que la journée serait ouvrable. Leur message a été entendu, mais relativisé par une partie de la population. Pour l’instant, les gens observent l’évolution de la situation, préférant la prudence.

Cependant, au-delà de la peur, c’est un autre sentiment qui domine : la colère. Les citoyens ne sont pas mobilisés contre la Constitution, comme certains voudraient le faire croire. Leur mécontentement est avant tout social. La situation chaotique du quotidien, vie chère, chômage, salaires impayés, services publics défaillants nourrit une frustration latente. Et c’est cette colère sociale, bien réelle elle, qui explique pourquoi le message gouvernemental, pourtant martelé, a été en partie ignoré.

Une leçon pour le gouvernement : face à cette défiance, sa communication doit être revue. Il ne suffit pas d’affirmer qu’il n’y aura pas de ville morte. Il faut marteler, rassurer, mais aussi écouter. Car les informations sûres ne remplaceront jamais l’urgence d’améliorer les conditions de vie des Congolais. Tant que la situation sociale restera désastreuse, les mots auront du mal à convaincre.

En résumé : aujourd’hui, pas de ville morte, mais des gens aux aguets, une circulation lente, et derrière tout cela, une colère sociale qui couve. La journée est encore longue, mais le vrai chantier, lui, ne fait que commencer.

LE TONNERRE

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