Déjà confrontée à la guerre à l’Est qui menace l’instabilité du pays, la RD Congo peut-elle s’accommoder de laviolence politique que l’on observe autour du débat sur le changement de la Constitution ? Cette question interpelle la classe politique.
Hier, Kinshasa a vécu une journée mouvementée. L’appel de l’opposition à un sit-in devant Le palais du peuple est passé par là. En effet, ce qui ne devrait être qu’une expression d’un droit constitutionnel a vite tournée en confrontation. Selon l’opposition, » les forces du progrès de l’UDPS et la police ont chargé les manifestants ». Des accusations que balayent certaines sources qui’ ‘soutiennent que’ ‘l’ opposition à soudoyé des jeunes de son camps pour s’adonner à la violence ».
Quoiqu’il en soit, il y va de la responsabilité de la classe politique congolaise de faire passer, avant toute autre considération, l’ intérêt supérieur de la nation. Le pays va mal et là où les gens ont une conscience patriotique, on s’accorde au tour de l’essentiel. Le pays a besoin de paix et de stabilité et, donc, aucun débat politique ne peut conduire à des violences susceptibles d’ engendrer davantage d’instabilité.
C’est de bonne guerre de se rejeter la responsabilité des scènes d’horreur qui tournent en boucle dans les réseaux sociaux mais personne ne peut échapper à l’appel de la raison : on ne peut prétendre aimer son pays et, à un moment crucial, chercher à le détruire, notamment en faisant voler son unité et la concorde nécessaire dans les moments très difficiles
C’est ici le lieu de rappeler aux protagonistes,-qui sont loin d’être des ennemis du débat sur le changement que la division ne peut, présentement, profiter à aucun cas. Le peuple souverain doit être le dernier recours et le seul à se déterminer par rapport à son avenir. Le bain de sang, si c’est l’objectif recherché par certains esprits retors, ne peut profiter à un groupe comme à l’autre. Et la crise à l’Est, l’occupation du pays par les troupes rwandaises. qu’est que l’on en fait ?
Les congolais et les congolaises n’ont qu’un seul pays. Ce patrimoine hérité des ancêtres et qui exige à chacun d’en faire un bien précieux dont la préservation est de l’ordre du sacré. Ne pas être d’accord autour d’une question politique ne peut en rien engendrer l’esprit d’hypotequer ce que l’on a de plus cher. Mgr Monsengwo disait : » mettons de côté les choses qui divisent. privilégions celles qui nous unissent ». La RD Congo doit absolument unir sa classe politique que de la diviser. Aux uns et aux autres, de priviligier l’intérêt général.
Mohamed Mboyo Ey’ekula