Sénégal : Réforme portant sur la révision de la Constitution : Diomaye s’embourbe dans des reniements.

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Le Sénégal connaît déjà une situation insolite avec le président Diomaye, porté au pouvoir par le Pastef, parti majoritaire à l’Assemblée nationale, qui a choisi de faire de la transhumance en allant rejoindre une coalition constituée d’anciens alliés de Macky Sall. Mais la réforme portant révision de la Constitution, voulue par les députés de Pastef, a fini par l’envoyé un peu plus dans l’opposition à son propre pouvoir.

Au Sénégal, entre l’exécutif et le législatif, rien ne va plus ! Diomaye Faye, président de la république et Ousmane Sonko, président de l’assemblée nationale, jouent les prolongations de leurs désaccords au sommet de l’Etat. Après leur séparation de l’exécutif, la réforme portant révision de la Constitution les oppose vivement au point de provoquer des vives tensions dans le pays.

Tout à commencé avec la publication d’un avant-projet de loi que Diomaye Faye portant sur la révision de la Constitution. A l’époque Ousmane Sonko, encore premier-ministre n’avait eu vent de l’initiative du chef de l’Etat sénégalais que par voie de presse.

Cet avant-projet avait ensuite était soumis au Conseil Constitutionel et celui-ci l’avait dépoussiéré en y indexant des volets qui l’éloignaient de l’esprit et la lettre de la Constitution. Mais mi-juin, des députés de Pastef, majoritaire à l’assemblée nationale, et même des non inscrits, ont repris l’initiative présidentielle via, cette fois-ci, une proposition de loi portant révision de la Constitution. Mais problème!

Le président sénégalais, qui dans son avant-projet affirmaient un certains nombres de principes pour renforcer la democratie, à totalement varier et s’est enfoncé dans des contradictions. Il s’est renié! Sur la déclaration du patrimoine, il a changé d’avis, sur l’incompatibilité entre la fonction de président de la république et celle de chef de parti, il a remis en cause son initiative et s’est dedit autant que sur le renforcement des pouvoirs du premier-ministre, il s’est complètement fourvoyé.

Mais les députés porteurs delà réforme portant révision de la Constitution n’ont donné aucune chance aux errements de l’exécutif. Ils ont, sans état d’âme, rejeté les amendements par rapport auxquels Diomaye voulaient se démarquer de ses propres propositions.

Sentant qu’il a perdu la main, Diomaye Faye rue dans les brancards désormais. Pour dissuader l’assemblée nationale d’adopter la réforme en jeu, il a, par le biais de son ministre de la justice, appelé au dialogue avant toute éventualité de révision de la Constitution. Mais, le Pastef a refusé ce qu’il considère  » comme une manœuvre dilatoire’ ‘. Du coup, le malaise s’ est installé.

Samedi matin, alors que les Lions de la Teranga se qualifiaient, c’était la nuit des longs couteaux sur le plan du débat national. Chaque camp affutait ses armes pour livrer bataille. Les conférences de presse appelant à bloquer l’initiative des députés se disputaient aux appels à voter en faveur du changement de la Constitution » . Aux propos tenus par les partisans de Diomaye, notamment sa coalition Diomaye Président , les députés de Pastef ont rétorqué avec véhémence. Des intellectuels sénégalais ont dans une pétition encouragé l’ assemblée nationale à jouer pleinement son rôle de législateur.

Aujourd’hui lundi sera le jour. L’opposition, notamment Diomaye lui-même, a appelé le peuple à se lever et à investir l’assemblée nationale pour empêcher les députés d’adopter la réforme portant révision de la Constitution mais le Pastef n’entend pas se laisser faire. Hier, dimanche, ses députés et ses cadres se sont mobilisés pour soutenir l’adoption de la réforme qui oppose le législatif à l’exécutif. La journée d’aujourd’hui risque d’être explosif à Dakar.

Mohamed Mboyo Ey’ekula

Depuis que des députés sénégalais, issus de Pastef et de non inscrits, ont fait une proposition de loi portant sur la révision de la Constitution, le Sénégal est en ébullition.

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