Au Maroc, les députés ont adopté, lundi dernier, deux projets de loi visant à moderniser le cadre juridique de la presse et à consolider la protection des droits d’auteur. Des projets rendus nécessaires du fait des mutations qui touchent le paysage médiatique.
Pour ce qui est du projet de loi portant statut du journaliste, il sied de souligner qu’il s’inscrit dans la prolongation de la réforme du cadre légal qui régit le secteur de la presse et de l’édition et qui se conforme aux engagements internationaux du Maroc relatifs aux Droits de l’Homme et de protection des droits socio-professionnells des journalistes.
Selon les autorités, » les textes adoptés sont au diapason et inspirés par les transformations que connaît le paysage médiatique national, lesquels requièrent la révision et l’actualisation de certaines dispositions légales qui régissent le métier de journaliste ».
Selon le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, l’objectif poursuivi est
d’accompagner l’évolution de la pratique du journalisme, de renforcer le professionnalisme et de garantir un journalisme libre et responsable.
Toujours selon le ministère de tutelle, le projet de loi sur la presse comprend des amendements visant à actualiser et clarifier la définition légale du journaliste professionnel et à élargir la reconnaissance des différentes catégories de journalistes exerçant dans la presse écrite, électronique, audiovisuelle et les agences de presse, mais tout autant en érigeant la formation professionnelle continue en un levier de renforcement des compétences professionnelles.
Cet arsenal législatif qui réorganise le secteur de la presse tombe à pic et place le Maroc en tête, des pays africains notamment, où la régulation de la presse tient compte des nouvelles donnes en matière non seulement de protection des libertés de la presse, mais surtout et aussi, d’assainissement nécessaire du secteur pour un paysage médiatique plus compétitif et responsable.
Mohamed Mboyo Ey’ekula