Dans un entretien accordé à Global Africa, l’ancienne ministre du Genre, Famille et Enfant, Léonnie Kandolo Omoyi, s’est exprimée sur plusieurs sujets d’actualité. Elle a d’abord salué les avancées en matière d’autonomisation des femmes, notant notamment la présence de femmes à des postes de tout premier plan.
Sur les droits humains et la liberté d’expression, elle estime que les libertés publiques sont garanties et cite la marche récente de l’opposition qui, selon elle, s’est déroulée sans perte en vies humaines. Elle appelle les acteurs politiques à formuler davantage de projets concrets plutôt que de s’attaquer uniquement au président Félix Tshisekedi.
À propos de la Constitution,Mme Léonnie Kandolo Omoyi défend l’idée d’une révision pour mieux répondre aux réalités actuelles, rappelant que le texte a été rédigé dans un contexte de sortie de guerre.
Léonnie Kandolo salue par ailleurs l’initiative du président de la Commission de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye, d’inviter à Bujumbura les responsables de la plateforme Article C 64 ainsi que les évêques de la CENCO. Selon l’ancienne ministre, cette démarche témoigne de l’importance du dialogue pour rapprocher les parties et favoriser la recherche de solutions.
Revenant sur la position de la CENCO concernant la révision de la Constitution, Mme Léonnie Kandolo estime que les évêques devraient jouer un rôle de rassemblement. Elle leur reproche notamment de s’opposer à la modification de la Constitution tout en n’ayant pas, selon elle, dénoncé avec suffisamment de fermeté le Rwanda comme agresseur. Elle appelle ainsi l’Église à contribuer à l’unité nationale plutôt qu’à la division.
LE TONNERRE