Contrairement à cette rhétorique selon laquelle le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, aurait reculé face à la pression, en acceptant la tenue du dialogue inclusif, l’opposition aujourd’hui semble déboussolée. Bien plus, elle est prise de court par la tournure des évènements.
Comme d’aucuns savent, c’est bien cette opposition qui a crié à tue-tête pour exiger le dialogue sous la conduite des évêques catholiques. Le Chef de l’Etat vient d’accéder à cette demande pour la recherche d’un front commun contre l’agression rwandaise. Comme les opposants l’ont suggéré, la charge des consultations est dévolue à l’archevêque de Kinshasa, le Cardinal Fridolin Ambongo. C’est ainsi qu’au lendemain de l’annonce du dialogue inclusif par lui, le Cardinal Ambongo et ses pairs de l’ECC ont discuté, en premier, avec les leaders de la Coalition C64. Au cours des entretiens, il a été demandé à l’opposition quelques signaux d’apaisement, notamment l’annulation de la marche projeté à la date du 22 juillet 2026, en vue de la création d’un climat propice à l’organisation dudit dialogue.

Au sujet de cette fameuse marche, il est malheureux de constater que les ténors de C64 peinent à s’accorder sur la réponse à donner aux évêques catholiques et aux pasteurs de l’Eglise du Christ au Congo (ECC).
A en croire notre source, cette opposition est déchirée de l’intérieur, cela fait que deux tendances s’affrontent. S’il est une infime partie de cette opposition qui s’inscrit sans condition à l’initiative de la CENCO-ECC, nombreux sont les leaders de C64 qui attendent le mot d’ordre de Kigali et de leurs financiers pour se prononcer sur la proposition des Pères religieux.
Désormais dans un dilemme et ne sachant plus quel sens donner à leur démarche, les opposants congolais commencent à perdre le peu de crédibilité qui était la leur au sein de l’opinion nationale. A cette allure, il est fort à parier que la marche du 22 juillet sera un fiasco en terme de participation, au motif que les Kinois, très avertis politiquement, ne sont pas prêts à soutenir une démarche insurrectionnelle boutiqueé à partir du Rwanda.
Le Tonnerre.