Alors qu’elle était en train de se redresser lentement mais sûrement, grâce à l’orthodoxie instaurée dans sa gestion par la Directrice Générale Jeanne Blandine Kawanda, la Congolaise des Voies Maritimes (CVM) est retombée dans ses travers.
En effet, depuis la sanction administrative prise par la Ministre du Portefeuille contre Madame Kawanda, aujourd’hui contestée devant le Conseil d’Etat, la CVM est livrée a trois des administrateurs que compte cette entreprise publique, avec qu’à leur tête le Président du Conseil d’Administration.
Les échos nous parvenus font état d’une pillage en règle des ressources financières de la CVM par ce groupe d’administrateurs qui ont réussi à transformer le Directeur Général Adjoint, faisant l’intérim de la Directrice Générale irrégulièrement suspendue, en un simple exécutant de leurs ordres.
Aujourd’hui, tous les partenaires de la CVM ainsi que ses clients sont sommés de payer les factures, non plus à la banque dans les comptes de l’entreprise, mais en espèces à la caisse. Ceci pour permettre à ces administrateurs de se servir facilement et sans trace.
Parce que la Directrice Générale était la personne qui les empêchaient à accéder à volonté aux ressources financières de l’Entreprise, il fallait monter un complot contre elle pour la faire partir. C’est ce qu’ils ont réussi à réaliser, en complicité avec la Ministre du Portefeuille qui peine à trouver une issue légale au dossier de Madame Jeanne Blandine Kawanda.
Non seulement le délai légal de trois mois de suspension est largement dépassé, mais aussi et l’enquête que la Ministre a diligentée n’a pas confirmé les faits portés à charge de la Directrice Générale.
Face à l’enlisement de ce dossier, Madame Kawanda a eu le bon réflexe de porter l’affaire devant le Conseil d’Etat, tout en rendant compte à l’Autorité suprême du pays, l’unique personne capable de décider sur son sort.
En attendant, la CVM est présentement saignée à blanc, au grand désarroi du personnel et de la délégation syndicale.
Le Tonnerre