Kisangani : un magistrat victime de violences, la FOCDP dénonce et appelle à des sanctions

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Kinshasa – Kisangani, le 06 Septembre 2026

VOIX DE FAIT, VIOLATION DE DOMICILE, VIOLENCES ET TRAITEMENT DÉGRADANT INFLIGÉ AU MAGISTRAT AARON IKOBIA, PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE PRÈS LE TRIBUNAL DE PAIX DE KISANGANI-MAKISO, PAR LE COLONEL GUY BYABONGO NZEGE, COMMANDANT VILLE PNC KISANGANI

La Fondation Congolaise pour la Promotion des Droits humains et la Paix (FOCDP) a suivi avec consternation et vive indignation les faits d’une extrême gravité survenus à Kisangani, le samedi 05 septembre 2026 vers 15h30.

LES FAITS

Monsieur Aaron IKOBIA, Magistrat, Procureur de la République faisant fonction de Procureur près le Tribunal de Paix de Kisangani – Makiso, domicilié dans une maison officielle située en face du Commissariat Provincial de la PNC, Commune Makiso, Province de la Tshopo en République Démocratique du Congo, a été victime d’une expédition punitive.

En effet, de retour de l’Aéroport International de Bangboka où il s’était rendu avec ses collègues Magistrats pour rendre les derniers hommages à la dépouille mortelle de l’épouse de leur collègue rapatriée à Kinshasa, le Magistrat IKOBIA a trouvé l’enclos de son domicile envahi par une vingtaine d’éléments de la Police Nationale Congolaise, sous le commandement direct de Monsieur BYABONGO NZEGE Guy, Commissaire Supérieur Principal, Commandant Urbain de la PNC à Kisangani.

Au motif fallacieux d’une mission de destruction des constructions anarchiques, lesdits policiers tentaient de forcer le domicile où s’étaient terrées et enfermées ses trois filles mineures d’âge, en état de panique totale.

À peine rentré, le PROREP a été violemment empêché d’accéder à son propre domicile, puis torturé, humilié, giflé et soumis à un traitement dégradant et inhumain devant le public par ses propres auxiliaires, tel que l’atteste la vidéo virale de la scène qui choque la conscience nationale.

POSITION DE LA FOCDP

La FOCDP condamne avec la plus grande fermeté cet acte barbare, illégal et anticonstitutionnel perpétré contre un Magistrat, chef hiérarchique de la Police Judiciaire.

La FOCDP rappelle que l’acte du Colonel BYABONGO NZEGE Guy constitue une violation flagrante de l’Article 28 de la Constitution de la RDC qui dispose : « Nul n’est tenu d’exécuter un ordre manifestement illégal… Tout individu, tout agent de l’État est délié du devoir d’obéissance, lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte manifeste au respect des droits de l’Homme… » ainsi que des articles 67 et 180 du Code Pénal Congolais sur la violation de domicile et torture.

Un policier ne peut détruire le domicile d’un Procureur. C’est la négation même de l’État de Droit qui est l’identité constitutionnelle de l’État et prônée par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Commandant et Magistrat Suprême.

RECOMMANDATIONS URGENTES

POSITIONNEMENT FOCAL

La FOCDP condamne avec la plus grande fermeté cet acte barbare, illégal et anticonstitutionnel perpétré contre un Magistrat, chef hiérarchique de la Police Judiciaire.

La FOCDP rappelle que l’acte du Colonel BYABONGO NZEGE Guy constitue une violation flagrante de l’Article 28 de la Constitution de la RDC qui dispose : « Nul n’est tenu d’exécuter un ordre manifestement illégal… Tout individu, tout agent de l’État est délié du devoir d’obéissance, lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte manifeste au respect des droits de l’Homme… » ainsi que des articles 67 et 180 du Code Pénal Congolais sur la violation de domicile et torture.

Un policier ne peut détruire le domicile d’un Procureur. C’est la négation même de l’État de Droit qui est l’identité constitutionnelle de l’État et prônée par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Commandant et Magistrat Suprême.

RECOMMANDATIONS URGENTES

La FOCDP en appelle à :

· Monsieur l’Auditeur Général des FARDC et Auditeur Supérieur de Kisangani d’initier sans délai une procédure en flagrante contre le Commissaire Supérieur Principal BYABONGO NZEGE Guy et tous ses co-auteurs pour violation de domicile, arrestation arbitraire, torture et outrage à Magistrat ;

· Son Excellence Monsieur le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur de suspendre immédiatement ce Commandant et de protéger la famille du Magistrat ;

· Monsieur le Procureur Général près la Cour de Cassation de se saisir d’office pour garantir l’indépendance de la Magistrature.

La FOCDP a mobilisé ses enquêteurs à Kisangani pour le monitoring de l’affaire et se dispose à accompagner la victime Magistrat IKOBIA.

Fait à Kinshasa, le 06 septembre 2026

Pour la FOCDP,
Le Président Exécutif
Prof. Mgr Pax André Marie KITO MASIMANGO,
Bâtisseur Universel de Paix

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