Électricité à Kinshasa : Le DDK Zephyrin Kazadi révèle les causes du délestage lié à l’étiage

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Sur autorisation du directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL SA), le Professeur Dr Ir Teddy Lwamba Muba, le directeur du Département de Distribution de Kinshasa (DDK), Zephyrin Kazadi, a accordé ce mercredi matin une interview à la presse au sein des installations du poste haute tension de Funa, à Kinshasa.
Au cours de cet échange avec les journalistes, le responsable du Département de Distribution de Kinshasa (DDK) a apporté des explications sur la situation actuelle de la desserte en électricité dans la ville-province de Kinshasa, ainsi que sur les difficultés auxquelles la SNEL fait face actuellement.

L’étiage, un phénomène naturel et récurrent
Selon les explications fournies par Zephyrin Kazadi, la situation actuelle est notamment liée à l’étiage, phénomène naturel caractérisé par une baisse saisonnière du niveau des eaux pendant la période sèche.
Ce phénomène n’est pas nouveau. Il a notamment été observé en juillet et août 2024, avec une diminution du niveau des eaux ayant également affecté les capacités de production hydroélectrique.
« La SNEL produit de l’électricité, elle ne produit pas d’eau », a expliqué Zephyrin Kazadi, soulignant ainsi que la production hydroélectrique demeure tributaire des conditions hydrologiques.
La baisse du niveau de l’Inkisi affecte la production
D’après les explications données lors de l’interview, la baisse dû niveau des eaux de la rivière Inkisi, dans le Kongo Central, a eu des répercussions sur les conditions hydrologiques et, par conséquent, sur les capacités de production de la SNEL.

Face à cette situation, l’entreprise a procédé à une réduction de sa production afin de préserver ses nouveaux équipements et garantir leur sécurité de fonctionnement.
Cette diminution de la puissance disponible contribue actuellement à accentuer les difficultés d’alimentation du réseau électrique de Kinshasa.
Des rotations pouvant atteindre huit heures
La baisse de la puissance disponible impose à la SNEL d’adapter la distribution de l’électricité à travers un système de rotation.
Selon les explications du Département de Distribution de Kinshasa (DDK), certains secteurs de la capitale connaissent actuellement des tours de délestage pouvant atteindre environ huit heures, en fonction des zones et des contraintes du réseau.

*La SNEL *doit ainsi gérer la puissance disponible tout en veillant à protéger ses infrastructures.
Des investissements pour anticiper les prochains étiages
Sous la direction du Professeur Dr Ir Teddy Lwamba Muba, la SNEL poursuit parallèlement ses travaux visant à renforcer ses capacités de production et ses infrastructures électriques.
Selon les explications communiquées, l’entreprise travaille notamment sur la construction de nouveaux ouvrages et le développement de systèmes adaptés, avec l’objectif de mieux faire face aux phénomènes naturels susceptibles d’affecter la production hydroélectrique.
L’objectif est de permettre à la SNEL de mieux absorber les effets des prochaines périodes d’étiage et de réduire leur impact sur la desserte de ses clients.

Un message aux clients de la SNEL
À travers cette intervention au poste haute tension de Funa, Zephyrin Kazadi, responsable du Département de Distribution de Kinshasa (DDK), a voulu apporter aux professionnels des médias et aux clients de la SNEL des éléments d’explication sur les difficultés actuelles.
La situation actuelle est ainsi liée à un phénomène naturel qui affecte directement les capacités de production hydroélectrique, alors que la SNEL poursuit ses investissements pour renforcer durablement son système électrique.
Pour l’entreprise, l’enjeu consiste à développer davantage ses infrastructures afin que, lors des prochaines périodes d’étiage, les effets de la baisse dû niveau des eaux soient moins perceptibles par les consommateurs de Kinshasa.

Cellule Communication

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