Dans le cadre de l’atelier organisé à Kinshasa par l’Expo Béton, la Directrice Générale de l’Agence Nationale de l’aménagement du Territoire (ANAT), Carine Oniemba a appelé, mercredi 21 octobre, à passer d’une urbanisation subie à une urbanisation planifiée en République démocratique du Congo (RDC).
« L’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire a constaté que l’expansion urbaine congolaise a souvent précédé la planification. C’est pourquoi j’appelle à passer d’une urbanisation subie à une urbanisation planifiée », a-t-elle déclaré
Pour elle, on ne peut plus tolérer que les populations s’installent dans un coin, développent les quartiers et les activités économiques avant que les pouvoirs publics ne tentent de rattraper une urbanisation déjà largement engagée. Cette logique, estime la DG de l’ANAT, doit progressivement céder la place à une approche prospective.
Raison pour laquelle elle a promis de militer pour un changement de paradigme : « passer d’une urbanisation subie à une urbanisation planifiée ; d’une croissance spatiale désordonnée à une véritable politique de développement territorial ; et d’une occupation improvisée des sols à une valorisation responsable et prospective de notre territoire ».
Derrière cette orientation, Mme Oniemba pose une question fondamentale : quelle ville la RDC veut-elle construire dans vingt, trente ou cinquante ans ?
La réponse, selon elle, ne peut pas être apportée uniquement à travers des projets ponctuels, mais suppose une vision globale intégrant l’habitat, les transports, l’industrie, l’agriculture périurbaine, les espaces verts, les équipements publics, les réseaux d’eau et d’assainissement, les infrastructures énergétiques et les zones économiques. C’est précisément à ce niveau que l’ANAT entend renforcer son rôle, a-t-elle fait savoir.
Dans son exposé devant les participants à cet atelier, la DG Carine Oniemba a également insisté sur la mutation attendue de l’ANAT, soulignant que cette structure ne devrait plus être perçue comme une simple administration produisant des cartes ou des documents techniques, mais devenir une véritable plateforme nationale d’intelligence territoriale.
Le Tonnerre