À l’approche des fêtes de fin d’année, période traditionnellement marquée par le partage et la joie familiale, de nombreux Congolais vivent une situation difficile. En cause : une crise économique persistante, aggravée par le non-paiement des salaires des fonctionnaires, pourtant promis avant Noël par le ministre du Budget et le secrétaire général au Budget.
Ces engagements publics avaient suscité un réel espoir parmi les agents de l’État, dont beaucoup comptaient sur ce salaire pour répondre aux besoins essentiels de leurs familles : nourriture, soins, scolarité, et surtout pour offrir un minimum de joie à leurs enfants pendant les fêtes. Mais à ce jour, plusieurs fonctionnaires n’ont toujours rien perçu.
Face à cette situation, certains agents, au bord du désespoir, ont manifesté leur colère. D’autres ont simplement reçu des poulets et des sacs de riz en guise de « fête ». Un geste symbolique, certes, mais qui ne saurait remplacer un salaire dû, ni répondre aux multiples responsabilités des parents congolais. Fêter Noël sans argent, sans moyens, reste une épreuve humiliante pour des travailleurs qui servent l’État toute l’année.
Cette situation pose une question fondamentale : pourquoi faire des promesses irréalisables ? Même si ce salaire n’aurait pas résolu tous les problèmes économiques du pays, son paiement aurait permis d’alléger les souffrances et de rendre ces fêtes un peu plus humaines pour des milliers de familles.
Aujourd’hui, le constat est amer. Les fêtes de Noël se déroulent dans la frustration, la colère et la tristesse pour une grande partie de la population. Cette crise de confiance entre les autorités et les citoyens fragilise davantage le tissu social et alimente un sentiment d’abandon.
Il est urgent que les responsables prennent la mesure de l’impact de leurs paroles et de leurs engagements. Gouverner, c’est aussi respecter la parole donnée, surtout lorsqu’elle touche à la dignité et au bien-être des familles congolaises. Le tonnerre