À travers son expérience à l’Université de Lubumbashi, Axcel Bin, alias Marcel Alex, partage sa vision de la réussite et explique pourquoi il est essentiel d’apprendre à se démarquer. Dans son manuel de transformation, il met notamment l’accent sur deux éléments : le langage de la possibilité et le sacrifice.
Un jour, je me suis rendu à l’Université de Lubumbashi (UNILU), dans l’auditoire des étudiants de bac 1 en droit, et j’ai été terrifié par le nombre d’étudiants qui s’y trouvaient. Je ne saurais pas donner avec précision le nombre d’étudiants présents dans cet auditoire, mais je peux estimer que ce jour-là, il y avait plus de 2 500 étudiants.
En regardant cette foule immense, j’ai eu l’idée d’une parabole et je me suis dit : imagine que toutes ces 2 500 personnes assises dans cet auditoire souhaitent réussir leur vie, et que toi aussi, tu fais partie de ces 2 500 personnes. Qu’est-ce qui ferait que tu puisses faire partie de ceux qui réussiront leur vie ?
Après plusieurs jours de réflexion, j’ai trouvé une réponse : pour arriver à faire partie des personnes qui réussiront leur vie parmi ces 2 500 étudiants, il fallait apprendre à se démarquer.
C’est à ce moment-là que j’ai eu l’idée d’écrire un manuel de transformation ayant pour objectif d’aider toutes les personnes qui souhaitent réussir leur vie à commencer à se démarquer des autres dans leur façon de se préparer à la réussite.
Parce que la réussite est tout un processus et qu’on ne réussit pas du jour au lendemain, j’ai conçu un manuel de 40 pages comprenant six chapitres.
Dans cet article, je vais te parler de deux chapitres seulement. La préparation à la réussite est un sujet vaste, et il est impossible de résumer tous les enseignements qui mènent un individu à la réussite dans un seul manuel. C’est pourquoi tu trouveras dans ce manuel de transformation des choses que j’ai apprises, mises en pratique et qui ont marché pour moi. Il m’est difficile de partager aux autres ce que je n’ai pas moi-même mis en pratique.
Chapitre 2 : Apprendre le langage de la possibilité
Dans ce manuel de transformation, j’ai illustré ce chapitre avec un exemple très fort.
Imagine qu’un enfant désire ardemment toucher une prise électrique et qu’il rampe vers celle-ci. En tant qu’adulte, notre première réaction sera d’empêcher l’enfant de toucher cette prise électrique, même si c’est précisément ce qu’il désire ardemment.
C’est pareil dans la vie. Parfois, tu n’obtiens pas les choses que tu désires ardemment parce que tu n’as pas encore prouvé ta maturité ni démontré que tu es digne de confiance pour gérer ce que tu veux.
Pour arriver au stade où tu pourrais obtenir ce dont tu as besoin, le langage de la possibilité entre en jeu. Ce langage se résume en trois P.
1. La pensée
Tout se crée deux fois : d’abord dans l’invisible, donc dans ton esprit et ton imagination, puis dans le monde physique.
Si tu veux réellement obtenir quelque chose dans cette vie, tu dois commencer par créer une image parfaite de ce que tu veux dans ton esprit. Tu dois considérer ton esprit comme une maison et faire attention à ce que tu laisses entrer.
Imagine que tes voisins puissent venir jeter des ordures dans ta maison. Est-ce que tu te sentirais bien ? Eh bien, ces ordures représentent les paroles négatives des gens dans ta vie.
À ce stade, si tu veux réellement réussir, tu dois faire attention aux personnes que tu fréquentes, car elles auront un impact sur ta façon de penser.
2. La parole
Pour illustrer ce propos, voici une histoire sur Thomas Edison, que tu connais peut-être. Je vais te la raconter avec mes mots.
Un jour, à l’école, Edison reçut une enveloppe de son enseignant, avec pour instruction de la remettre à sa mère. Arrivé à la maison, Edison donna la lettre à sa mère. Lorsqu’elle l’ouvrit et lut ce qu’il y avait à l’intérieur, elle fondit en larmes.
Stupéfait, Edison lui demanda : « Pourquoi pleures-tu ? »
Sa mère lui répondit : « Ton enseignant dit que tu es très intelligent, mais qu’ils ne pourront pas t’enseigner correctement. À partir d’aujourd’hui, c’est moi ton professeur. »
Elle aménagea alors une pièce de la maison pour lui permettre d’étudier. C’est ainsi que commença l’éducation personnelle de Thomas Edison.
Des années plus tard, après la mort de sa mère, Edison rangeait sa chambre et tomba sur cette lettre. En la relisant, il découvrit que l’enseignant avait en réalité écrit : « Votre fils est têtu. Il n’est pas fait pour étudier. Nous ne voulons pas de lui dans notre école. »
Imagine une seconde : si la mère d’Edison n’avait pas utilisé des mots positifs pour transformer ce message négatif, nous ne connaîtrions peut-être pas l’ampoule électrique et nous continuerions à utiliser des bougies…
3. La preuve
Une fois que tu sais ce que tu veux dans la vie, que tu y penses chaque jour et que tu l’affirmes, il te reste une étape cruciale : le prouver.
Tu dois prouver que ce que tu penses et ce que tu affirmes correspondent réellement à ce que tu veux. Prouve que tu es digne de confiance pour l’obtenir et que tu as la maturité nécessaire pour gérer ce que tu désires.
Je ne sais pas si c’est encore comme ça aujourd’hui, mais je me souviens qu’au début d’une relation, quand on venait à peine de trouver un partenaire, on se disait souvent : « Prouve-moi que tu m’aimes. »
Pour le montrer, les deux amoureux faisaient des gestes, des attentions et des preuves concrètes : un baiser, un mot, un regard… Chaque action était une façon de démontrer leur engagement.
De la même manière que tu peux prouver à ton ou ta partenaire que tu l’aimes, tu dois prouver que tu es digne de confiance pour obtenir ce que tu veux.
Ce qu’il faut savoir, c’est que la preuve ne se fait pas avec des mots ou des intentions, mais avec des actes concrets. C’est toi face à toi-même et personne d’autre.
La meilleure façon de prouver ta maturité, c’est d’acquérir les connaissances et les compétences requises pour gérer ce que tu veux obtenir.
N’oublie pas qu’il n’y a pas d’impossibilité, il y a juste des cerveaux inadaptés à la possibilité.
Chapitre 6 : Le sacrifice, un passage vers la réussite
Dans le chapitre 6 de mon manuel de transformation, je parle du sacrifice.
On a toujours dit que pour réussir, il faut faire des sacrifices. C’est vrai que pour réussir, il faut faire des sacrifices. Mais qu’est-ce que le sacrifice ? Pourquoi est-ce que tu dois faire des sacrifices ? Quels sont les avantages de faire des sacrifices ? Eh bien, je développe souvent ce sujet dans mes conférences.
Mais ce qu’il faut comprendre sur le sacrifice, c’est qu’il fait mal, qu’il te prive, qu’il te fatigue et qu’il t’humilie parfois. Pourtant, cette douleur construit une version de toi que le confort ne peut jamais créer.
Le sacrifice, c’est échanger ce qui est facile maintenant contre ce qui est grand demain. Faire des sacrifices, c’est renoncer volontairement à certaines choses immédiates ou agréables pour t’aider à atteindre des objectifs plus grands et durables.
Tu peux te priver volontairement de tout ce que tu veux, mais si ça ne te fait pas mal, alors ce n’est pas un sacrifice.
C’est pour cela qu’il existe une citation qui dit : « Le sacrifice est le pont entre ce que tu es aujourd’hui et ce que tu veux devenir demain. »
Et la question qui se pose est la suivante : qu’est-ce que tu es prêt à sacrifier maintenant pour gagner la vie que tu veux ?
Se préparer aujourd’hui pour réussir demain
Ce que je viens de partager dans cet article n’est même pas comparable à toute la valeur que j’ai partagée dans mon manuel de transformation, illustré avec des histoires vraies que j’ai vécues.
À partir d’aujourd’hui, j’aimerais que tu prennes conscience que tu n’es pas la seule et unique personne qui souhaite réussir sa vie. Comme toi, il y a des milliers de personnes qui veulent aussi réussir. Ce qui fera vraiment la différence, c’est ta façon de te préparer.
Et je te laisse réfléchir avec cette illustration : lorsque deux équipes de football montent sur le terrain, elles ont toutes les deux pour objectif de remporter la victoire. Mais ce qui fera qu’une équipe puisse gagner et que l’autre puisse perdre, eh bien, c’est la manière dont ces deux équipes se sont préparées à l’entraînement.
Alors, sans plus tarder, c’était Axcel Bin, alias Marcel Alex, et c’est l’heure de la transformation.