Elio Di Rupo et Hilde Vautmans, deux députés européens, exigent des sanctions contre Joseph Kabila.

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L’Union Européenne est appelée à sanctionner les responsables de la déstabilisation de la RDC, principalement à l’encontre de Joseph Kabila, créateur d’un mouvement terroriste dénommé Front pour la Refondation de la Nation, RFN en sigle.

 » Les vies congolaises ont la même valeur que les vies ukrainiennes. L’Europe doit sortir de son silence », ont écrit Elio Di Rupo et Hilde Vautmans, dénonçant le traitement différencié des conflits et appelant à renforcer l’action diplomatique et humanitaire européenne.

Les deux parlementaires ont rappelé l’ampleur de la catastrophe humanitaire, avec environ 18,5 millions de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire, 26,5 millions confrontées à une insécurité alimentaire aiguë et jusqu’à 6,4 millions de déplacés internes, selon les estimations des Nations unies.

 » Face à une telle catastrophe, l’Europe ne peut détourner le regard « , ont-ils souligné, estimant que la solidarité européenne ne peut pas dépendre de la géographie des conflits ni de leur visibilité médiatique.

Elio Di Rupo et Hilde Vautmans ont également exprimé leur inquiétude après l’annonce de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN) par l’ancien président congolais Joseph Kabila, un mouvement politico-militaire incluant le M23.

« En s’associant au M23 et en créant un nouveau mouvement politico-militaire, Kabila franchit un pas supplémentaire », ont-ils dénoncé, estimant que cette évolution menace gravement la stabilité de la RDC et de la région des Grands Lacs.

Les deux députés ont également appelé le Rwanda à respecter ses engagements dans le cadre de l’accord de Washington, signé le 27 juin 2025, notamment en ce qui concerne la neutralisation des FDLR, le désengagement des forces rwandaises et la levée des mesures défensives.

« Le Rwanda ne peut dissocier la neutralisation des FDLR du retrait de ses forces de la RDC et de la fin de son soutien au M23 », ont-ils affirmé, plaidant pour une vérification indépendante de la mise en œuvre de ces engagements.

En outre, ils ont exhorté l’Union européenne à imposer des sanctions ciblées contre les autres dirigeants du FRN et les responsables rwandais qui soutiennent ce mouvement, tout en renforçant l’aide humanitaire aux populations civiles.

 » Face à une telle escalade, l’inaction n’est pas une option. Condamner ne suffit pas, et les lamentations sont stériles », ont-ils insisté.

Le Tonnerre

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