RDC: Xénophobie en Afrique du Sud : la réaction du Speaker Aimé Boji Sangara saluée par la communauté congolaise

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La récente prise de position du président de l’Assemblée nationale, l’honorable Aimé Boji Sangara, contre les actes de xénophobie visant les ressortissants congolais vivant en Afrique du Sud, suscite une vague de satisfaction au sein de la diaspora congolaise établie en terre sud-africaine.

Parmi les premières voix à saluer cette réaction figure celle de Mingiedi Mbala N’zeteke Charlie Jephthé, président honoraire de la communauté congolaise en Afrique du Sud, qui avait lancé un véritable cri d’alerte lors de son intervention sur les ondes de Top Congo FM, le 6 mai 2026.

Dans une déclaration empreinte d’émotion, le président honorable Mingiedi Mbala affirme avoir été profondément touché par la réaction rapide du Speaker de la Chambre basse du Parlement congolais.

« Au nom de la communauté congolaise vivant en Afrique du Sud et à mon nom propre, nous remercions sincèrement le président de l’Assemblée nationale pour toutes les décisions prises contre cette xénophobie qui est en réalité une véritable négrophobie dépassant l’entendement », a-t-il déclaré.

Depuis plusieurs semaines, des Congolais vivant dans différentes provinces sud-africaines dénoncent des actes de discrimination, d’intimidation et parfois même de violences physiques dans un climat marqué par la montée des discours anti-étrangers. Pour de nombreux observateurs, cette situation devient de plus en plus préoccupante au regard du silence de certaines instances continentales.

Le président honoraire Mingiedi Mbala s’est également dit surpris par l’absence de questions relatives au sort des Congolais d’Afrique du Sud lors de la récente conférence de presse du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Selon lui, aucun journaliste présent n’a pensé à évoquer les souffrances des ressortissants congolais confrontés quotidiennement à la maltraitance et à l’afrophobie.

« L’afrophobie bat son plein au vu et au su de toutes les autorités continentales », déplore-t-il.

Lors de la séance plénière du 7 mai 2026 au Palais du Peuple, Aimé Boji Sangara a fermement condamné les actes de xénophobie dirigés contre les Congolais vivant en Afrique du Sud. Il a dénoncé des comportements contraires aux valeurs africaines de fraternité, de solidarité et d’intégration continentale.

Le président de l’Assemblée nationale a également annoncé plusieurs initiatives fortes, notamment :
• l’audition prochaine de la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba ;
• l’envoi d’une délégation parlementaire congolaise en Afrique du Sud afin d’évaluer la situation sur place ;
• des consultations avec les parlementaires sud-africains dans le cadre de la diplomatie parlementaire.

Cette initiative est particulièrement saluée par la communauté congolaise vivant en Afrique du Sud, qui espère enfin voir ses préoccupations prises en compte au plus haut niveau de l’État.

Charlie Jephthé dit attendre avec impatience l’arrivée de cette délégation parlementaire afin qu’elle puisse constater de visu les réalités vécues par les Congolais sur place.

Il s’interroge également sur les démarches diplomatiques entreprises par le gouvernement congolais :

« Nous attendons impatiemment ce que la ministre des Affaires étrangères dira devant les représentants du peuple. A-t-elle convoqué l’ambassadeur de l’Afrique du Sud à Kinshasa ? »

Alors que les tensions liées aux mouvements anti-étrangers continuent d’alimenter l’inquiétude dans plusieurs régions sud-africaines, la réaction du président de l’Assemblée nationale apparaît, pour beaucoup, comme un signal politique fort et un message d’espoir adressé à la diaspora congolaise.

Pour les Congolais établis en Afrique du Sud, cette mobilisation parlementaire constitue non seulement une reconnaissance de leurs souffrances, mais également un engagement concret des institutions de la République en faveur de leur protection et de leur dignité.

Charlie

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