Formation du gouvernement Lo, Sonko fixe les exigences de son parti
Le limogeage de Sonko de la tête du gouvernement l’a placé dans une position idéale par rapport à la conduite des affaires de l’état. Ainsi, sur la formation du nouveau gouvernement, le président de l’assemblée nationale rappele au président Faye que celle-ci doit forcément passée par une consultation officielle du Pastef, le parti majoritaire au Sénégal.

Le leader de Pastef et président de l’Assemblée nationale a déjà donné le ton. ‘Nous avons appris que les membres de notre parti ont été abordé de façon isolée dans le cadre de la formation du gouvernement. Nous tenons à rappeler que si consultation il y a, il doit avoir lieu avec les instances officielles du parti et non en dehors’ ‘, a-t-il martelé lors de son installation au perchoir.
Pour appuyer ses propos, Sonko a tenu à rappeler que Diomaye Faye ne pouvait pas faire fi des règles démocratiques et surtout des lois. ‘ ‘Le peuple souverain a confié l’exécutif au président, mais aussi le législatif au parlement. Et dans une démocratie, c’est le parlement qui vote les lois : le président n’est pas au dessus d’elles.
Face à cette réalité, la marge de manœuvre de Bassirou Diomaye Faye est étroite. Que doit-il faire? En principe, il a trois options qui s’offrent à lui : négocier une cohabitation apaisée avec Pastef pour la stabilité du pays, tenter de débaucher des militants de Pastef au risque d’ouvrir une guerre politique et, enfin, recomposer avec les partis d’opposition hostiles à Pastef mais une option explosive pour le président sénégalais.
Dans tous les cas, Bassirou Diomaye Faye a pris un chemin sinueux en voulant neutraliser son mentor. Désormais, quoiqu’il fasse, il doit se mettre à l’esprit l’idée qu’il s’est aliéné les 54% des sénégalais qui ont voté pour lui. Son » balmak », pardon demandé aux sénégalais à l’occasion de la fête du sacrifice.-tabaski- ne changera rien tant la déception qu’à provoquée sa conduite des Affaire ces derniers temps est grande.
Du coup, Ousmane Sonko se retrouve dans sa position favorite : celle de donneur de tempo. » Si le président veut une transition apaisée, il doit accepter de traiter avec le Pastef afin que nous puissions l’accompagner jusqu à la fin de son mandat pour le bien du Sénégal », avertit-il. Et, avec la motion de sensure du gouvernement dont l’ assemblée nationale a la prérogative constitutionnelle, Diomaye Faye, à moins de jouer aux kamikazes, doit réfléchir par deux fois avant de prendre lever l’une de trois options ci-haut énumérés.
Mohamed Mboyo Ey’ekula