LOUIS MICHEL N’EST PAS LA VOIX DE LA RDC : POURQUOI SES PROPOS NE MÉRITENT AUCUNE CRÉDIBILITÉ

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Il est des voix qu’il faut savoir écouter. Et d’autres qu’il faut savoir renvoyer à leur propre silence. La sortie médiatique de Louis Michel, ce fervent allié de Joseph Kabila, fait partie de cette seconde catégorie. En osant prétendre que la République démocratique du Congo, sous la gouvernance du président Félix Tshisekedi, ne serait pas un État, l’ancien commissaire européen a franchi une ligne rouge, celle du mépris et du déni.

Mais qui est Louis Michel pour juger la RDC ? Un homme politique belge dont le parcours est intimement lié à l’ombre portée de Joseph Kabila, son invité de marque lors des célébrations du PPRD. Un allié historique, depuis l’accord de Sun City, qui n’a jamais varié dans son soutien à l’ancien régime. Un proche, aussi, de ceux qui ont longtemps martyrisé la population congolaise – des figures aujourd’hui condamnées par la justice nationale pour leurs exactions.

Alors, quand un tel personnage se permet de donner des leçons de gouvernance, il faut rappeler quelques vérités élémentaires.

La crédibilité en question

Louis Michel ne peut pas, en toute honnêteté intellectuelle, prétendre incarner une parole indépendante ou objective. Son lien ombilical avec Joseph Kabila et son entourage en fait un conseiller de camp, pas un observateur impartial. Ses déclarations ne sont pas des analyses ; ce sont des coups politiques destinés à fragiliser un pouvoir qu’il n’a jamais soutenu.

Que peut-il dire de bon sur le président Tshisekedi quand il a passé des années à légitimer un régime dont la gestion des droits humains a été épinglée par la communauté internationale ? Rien. Et c’est précisément pour cela que ses propos n’ont ni poids ni valeur.

Une RDC debout et souveraine

Contrairement aux raccourcis faciles de Louis Michel, la RDC d’aujourd’hui est un État qui se relève, qui lutte contre l’insécurité, qui investit dans ses infrastructures et qui assume son rôle de géant africain. Sous la houlette de Félix Tshisekedi, le pays a réaffirmé sa souveraineté, engagé des réformes institutionnelles et porté sa voix sur la scène diplomatique avec une fermeté inédite.

Oui, des défis demeurent. Mais les réduire à une négation d’État, c’est soit une méconnaissance crasse de la réalité, soit une mauvaise foi assumée.

Si Louis Michel veut être utile, qu’il interroge son propre camp. Qu’il demande des comptes à ceux qui ont vidé les caisses de l’État, laissé des régions entières à l’abandon et instrumentalisé la justice. Tant qu’il sera le chantre d’un passé contesté, ses critiques contre le présent de la RDC resteront ce qu’elles sont : le bruit inaudible d’un allié nostalgique.

La RDC, elle, continue d’avancer. Sans lui. Et sans ses leçons.

Le tonnerre

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