À Kolwezi, dans la province du Lualaba, la société chinoise Cité Verte est aujourd’hui au cœur d’une vive polémique. En cause : des accusations graves visant Wang Hao, responsable des jardiniers et des femmes de ménage au sein de cette entreprise.
Selon plusieurs témoignages concordants, plusieurs femmes congolaises auraient été licenciées sans raisons valables, malgré des contrats en cours. Ces travailleuses, déjà confrontées à des conditions de vie difficiles, se retrouvent brutalement privées de leur seule source de revenus, sans explication ni respect des procédures légales.
Les accusations vont plus loin. Wang Hao est pointé du doigt pour des pratiques jugées abusives et contraires au Code du travail congolais. Des comportements qui, s’ils sont avérés, traduisent un mépris inquiétant des droits des travailleurs locaux.
Pendant que ces femmes luttent pour joindre les deux bouts, une question dérange : pourquoi un tel silence des autorités compétentes ? Alors que ces pratiques se multiplieraient, aucune mesure visible n’aurait été prise pour protéger ces travailleuses ou enquêter sur ces faits.
Plus troublant encore, des sources évoquent un passé controversé de Wang Hao dans son pays d’origine, avant son arrivée en République démocratique du Congo. Une information qui, si elle se confirme, soulève des interrogations sur les profils recrutés et les responsabilités confiées au sein de certaines entreprises étrangères opérant sur le sol congolais.
Face à cette situation, l’opinion publique s’interroge : qui protège réellement ces responsables étrangers pour qu’ils se permettent de bafouer ainsi les règles du travail en RDC ? Comment de telles pratiques peuvent-elles perdurer sans réaction des autorités ?
Dans un État de droit, le respect des lois du travail ne devrait souffrir d’aucune exception. Si ces accusations sont fondées, elles constituent une atteinte grave à la dignité des travailleuses congolaises et appellent une réponse ferme et immédiate des institutions compétentes.
Il est urgent que la lumière soit faite sur cette affaire et que justice soit rendue à ces femmes, dont les droits semblent aujourd’hui ignorés.
Le tonnerre