Par Mingiedi Mbala N’Zeteke Charlie Jephthé.
Activiste, Penseur et Notable de Madimba.
« On ne peut pas faire de la politique si on ne maîtrise pas l’histoire, surtout l’histoire de son propre pays. »
Cette conviction de Laurent Gbagbo devrait être enseignée à tous ceux qui prétendent conduire les peuples. Pour lui, la connaissance historique constitue le bouclier indispensable du responsable politique : elle permet de disposer de repères, de comprendre les racines des crises, de déjouer les manipulations et surtout de ne pas reproduire les erreurs du passé.
Un homme politique qui avance sans connaître l’histoire de son pays ressemble à un navigateur qui prend la mer sans boussole.
Et l’histoire du Congo est particulièrement impitoyable envers ceux qui pensent pouvoir s’emparer d’une partie du territoire national, s’y installer comme maîtres et réécrire, par la force ou par les armes, le destin d’un peuple.
C’est ici que le nom de Christophe Gbenye revient dans ma réflexion.
Christophe Gbenye, ancien ministre de l’Intérieur du gouvernement de Patrice Emery Lumumba, fut l’une des figures du mouvement lumumbiste. À la suite de la crise politique et des rébellions qui secouèrent le Congo dans les années 1960, il prit la tête du Conseil national de libération (CNL).
En 1964, Christophe Gbenye devient président de la République populaire du Congo, proclamée à Stanleyville, l’actuelle Kisangani.
Curieusement, Christophe Gbenye a travaillé avec Laurent-Désiré Kabila au sein des mouvements nationalistes et rébellionnaires congolais des années 1960. Or, Laurent-Désiré Kabila est précisément celui qu’alias Joseph Kabila réclame comme son père.
Et je me pose cette question : si et seulement si alias Joseph Kabila était le fils biologique de Laurent-Désiré Kabila, se serait-il associé au régime de Kigali qui l’a combattu et éliminé ?
Voilà un rapprochement historique qui mérite d’être souligné et qui donne une dimension particulière au parallèle que j’établis entre Christophe Gbenye et alias Joseph Kabila.
Aujourd’hui, les faits viennent donner une nouvelle dimension à mon analyse.
Le 12 octobre 2026, à Goma, alias Joseph Kabila a officiellement pris la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), que j’ai surnommé le Front Rwandais pour la Nuisance, une nouvelle plateforme politico-militaire présentée comme succédant à l’Alliance Fleuve Congo (AFC), jusque-là associée au M23. La nouvelle structure rassemble plusieurs figures politiques et militaires de cette coalition et son organisation rappelle, à certains égards, le fameux « 1+4 » de l’histoire politique congolaise.
Ce n’est pas le même jour que Christophe Gbenye a pris la tête du CNL qu’il est devenu président de la République populaire du Congo.
De la même manière, alias Joseph Kabila est aujourd’hui devenu président du FRN. Demain, va prétendre devenir président de la « République Unie du Kivu », dans le cadre de ce que je considère comme le projet de l’empire Hima-Tutsi dont certains rêvent toujours rêvé ?
Voilà la question que je pose aux Congolais au regard de l’histoire et des événements actuels.
S’agit-il d’une simple restructuration politico-militaire ou faut-il y voir le risque d’une nouvelle étape dans la balkanisation de la République démocratique du Congo ?
C’est cette interrogation qui nourrit mon rapprochement entre Christophe Gbenye et alias Joseph Kabila.
Voilà pourquoi le parallèle avec Christophe Gbenye mérite toute notre attention : hier, Gbenye était président de la République populaire du Congo proclamée à Stanleyville ; aujourd’hui, alias Joseph Kabila prend la tête d’une plateforme politico-militaire installée à Goma, dans l’Est du pays.
Les contextes historiques sont différents, mais une question fondamentale demeure : cette nouvelle aventure vise-t-elle réellement la reconquête de toute la RDC ou risque-t-elle d’enfermer ses ambitions dans une logique territoriale ?
C’est ici que je mets en garde ces visionnaires, vendus ou achetés, qui sont des vendeurs d’illusions.
Ils annoncent, matin, midi et soir, le retour d’alias Joseph Kabila à Kinshasa, sa prestation de serment et sa reprise du pouvoir sur toute la République démocratique du Congo.
Ces visionnaires doivent savoir que Dieu n’est pas un homme pour mentir.
Dieu a promis que c’est le Grand Roi divin qui dirigera ce pays pour le conduire vers son âge d’or, afin de lui apporter la paix et la sûreté.
Que ceux qui annoncent, matin, midi et soir, le retour d’alias Joseph Kabila à Kinshasa méditent donc cette promesse : l’avenir du Congo ne se décide pas uniquement dans les calculs politiques des hommes, mais aussi dans la destinée divine que je rattache à la géospiritualité.
Mais ont-ils réellement compris ce que l’histoire du Congo nous enseigne ?
Et si ceux qui prétendent voir son retour au pouvoir se trompaient sur la nature même de ce qu’ils annoncent ?
À mes yeux, ils sont peut-être en train de voir non pas un retour triomphal à Kinshasa comme président de toute la RDC, mais une tentative de balkanisation éphémère du pays, dans laquelle alias Joseph Kabila pourrait prétendre diriger une partie du Grand Kivu.
Ce n’est pas une certitude que j’énonce, mais une hypothèse politique que je soumets à la réflexion des Congolais.
Je le dis sans détour :
alias Joseph Kabila a choisi, un chemin qui peut le conduire non pas au retour triomphal au pouvoir qu’annoncent certains, mais à une mort certaine qui mettra fin à tout ce qu’il accompli durant ses 18 ans de pouvoir .
En 2006, des membres de l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) avaient présenté alias Joseph Kabila comme l’« Artisan de la paix ».
Aujourd’hui, au regard de la crise qui déchire l’Est de notre pays et de la création du FRN, cette appellation mérite d’être réexaminée.
On comprend mieux, à travers cette contradiction, pourquoi je remets en question ce slogan. Celui que l’on présentait hier comme l’artisan de la paix apparaît aujourd’hui, dans sa forme initiale donc un TERMINATOR communément appelé par ses compagnons d’armes : Commandant Hypo pendant la prise de Kisangani au mois de mars 1997.
Je demeure convaincu que la solution profonde de la crise congolaise ne viendra pas simplement des calculs politiciens, des alliances militaires ou des arrangements de circonstance.
Pour moi, cette solution est liée à Schilo qui signifie « Le Pacifique » ou « le repos »( de la racine signifiant paix, en lien avec des noms comme Salomon et Melchisédech ), que je considère comme le David congolais, l’homme selon le cœur de l’Éternel.
À ceux qui annoncent avec assurance le retour d’alias Joseph Kabila à la tête de la RDC, je dis : relisez l’histoire du Congo !
L’histoire ne fournit pas toujours une répétition exacte des événements. Elle offre cependant des avertissements à ceux qui savent observer les ressemblances entre les époques.
Je ne prétends pas que Christophe Gbenye et alias Joseph Kabila soient des personnages identiques ni que leurs trajectoires doivent nécessairement aboutir au même résultat. Mais le rapprochement historique pose une question essentielle : une ambition politique qui s’appuie sur une structure politico-militaire implantée dans une partie du pays peut-elle réellement prétendre incarner l’ensemble de la nation ?
Je ne cesserai de le marteler : LA GÉOSPIRITUALITÉ EST LA CLÉ DE TOUTE SOLUTION POUR LA LIBÉRATION DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO SOUS LE SYSTÈME D’OCCUPATION !
Tant que les Congolais chercheront la solution uniquement dans les calculs politiciens, les alliances militaires, les négociations diplomatiques et les changements de dirigeants, ils risqueront de passer à côté de la dimension fondamentale de la crise congolaise.
Pour moi, le problème de la RDC ne se limite pas à la conquête ou à la conservation du pouvoir. Il touche à la destinée même de cette terre, à son identité profonde, à son intégrité territoriale et à la mission que Dieu lui aurait confiée. C’est cette lecture que j’appelle la géospiritualité.
Je crois que la RDC est une terre choisie par Dieu pour accomplir une œuvre salvatrice en faveur de son peuple. Je crois également que Dieu lui-même a tracé la carte géographique de la RDC à Capharnaüm, en Israël, comme il a écrit de son propre doigt les Dix Commandements. Cette conviction constitue le fondement de ma vision géospirituelle.
La géospiritualité consiste, dans ma vision, à comprendre le lien entre le territoire congolais, sa destinée divine et la responsabilité de son peuple. Elle invite les Congolais à dépasser les apparences politiques pour interroger les racines profondes de leur crise et retrouver la conscience de leur souveraineté.
Voilà pourquoi je considère que la libération véritable de la RDC ne peut se réduire au remplacement d’un dirigeant par un autre, ni à la naissance d’une nouvelle plateforme politico-militaire. Elle exige une prise de conscience nationale, territoriale et spirituelle, au service de l’unité du Congo et de la dignité de son peuple.
La RDC ne sera véritablement libre que lorsque les Congolais auront compris que leur territoire n’est pas un butin à partager, mais une terre dont ils ont la responsabilité historique et spirituelle.
Face aux ambitions de balkanisation, aux rivalités de pouvoir et à ce que je désigne comme le système d’occupation, je réaffirme avec force ma conviction : la solution ne se trouve pas uniquement dans les hommes qui se succèdent à la tête des institutions, mais dans la compréhension profonde de la destinée de la RDCongo.
LA SOLUTION DE LA RDC VIENDRA DE LA GÉOSPIRITUALITÉ !
LA LIBÉRATION DU CONGO COMMENCE PAR LA COMPRÉHENSION DE SA DESTINÉE !