CENCO : Derrière les robes, le visage caché d’une opposition politicienne

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La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) se drape dans sa soutane pour donner des leçons de morale au pays. Mais derrière ces robes, ce n’est plus une autorité religieuse qui parle, c’est un acteur politique cynique, perdu dans ses contradictions et indifférent au drame des Congolais.

Une inconstance qui tue la crédibilité

Aujourd’hui, les évêques s’opposent farouchement à toute révision de la Constitution, se présentant comme les gardiens intransigeants de la démocratie. Mais hier, en 2006, ils ne voulaient pas de cette même Constitution. Ils ont combattu son adoption sous Joseph Kabila pour, aujourd’hui, s’y accrocher comme à un bouclier. Ce revirement n’est pas de la constance, c’est de l’opportunisme pur. Une Église qui change de discours selon les époques et les hommes politiques n’a aucune légitimité pour parler au nom du peuple.

Un séminaire de façade

Lors de leur récent séminaire, ils ont invité le Vice-président de l’Assemblée nationale pour des « éclaircissements ». Mais ils avaient déjà leur plan en tête. Ils n’ont pas écouté les arguments constitutionnels ; ils ont simplement utilisé cette tribune pour afficher leur opposition. Avec Delly Sessanga et d’autres, ils ont transformé une rencontre religieuse en meeting politique. Ils ne sont plus au milieu du village ; ils sont dans le camp de ceux qui jouent à la politique pendant que le pays brûle.

Le silence coupable sur la tragédie de Goma

Pendant que Goma est sous occupation rwandaise, que des milliers de Congolais meurent, que font les évêques ? Ils se rendent dans la ville occupée, rencontrent les bourreaux qui massacrent nos frères, mais n’osent pas pointer du doigt le Rwanda et ses alliés. Pas une parole ferme, pas une condamnation. Ils préfèrent garder le silence. Ce n’est plus de la diplomatie, c’est de la lâcheté ou de la complicité.

Des robes pour cacher une autre vérité

Ces évêques se cachent derrière leurs robes et leurs soutanes. Ils s’abritent derrière le nom du peuple pour défendre leurs propres intérêts. Mais le peuple, lui, les voit : ils ne sont plus des bergers, ils sont devenus des acteurs politiques avides d’argent et de pouvoir. Leur silence à Goma et leur combat à Kinshasa disent tout : ils ont choisi leur camp.

Les évêques de la CENCO ne méritent plus la confiance du peuple congolais. Ils ont montré leur vrai visage : celui d’une institution politicienne, inconstante, complice par son silence face à l’occupation étrangère. Le peuple doit se méfier de ces robes qui cachent des intentions obscures. La CENCO n’est plus une conscience morale ; elle est devenue un parti politique comme les autres, mais avec une soutane.

Le tonnerre

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