La volonté deTshisekedi de changer la Constitution ne chauffe pas les esprits qu’à Kinshasa, à Paris et Bruxelles, c’est quasiment la nuit des longs couteaux. Entre pro et anti changement de la Loi suprême, la bataille fait rage .
» Soki balobi yaka, yaka ». C’est par ce cri de ralliement que Zorobilel, un des meneurs de la résistance contre le régime de Tshisekedi dans la diaspora , galvanise dans les rues de Paris en appelant à une grande manifestation contre le changement de la Constitution à Paris et Bruxelles. leader du Bataillon Front Populaire, mouvement de la diaspora qui a réussi à établir le pont avec l’opposition politique de Kinshasa, il a fait du maintien de la Constitution une question de vie et de mort. » Si Tshisekedi touche à la Constitution pour se pérenniser au pouvoir, ce sera sa fin. Nous ferons tout pour le chasser du pouvoir »., avertit-il.
Au propos de Zorobilel, Jean-Louis Tshimbalanga, soutien de Félix en France, réagit vigoureusement .’ ‘Les gesticulations de ceux qui sont contre le changement de la Constitution ne nous impressionnent pas. La journée ville morte à Kinshasa ne donnera rien et leurs marches à Paris et Bruxelles ne changeront rien. Le président veut changer la Constitution et il passera par tous les leviers institutionnels pour y parvenir », prévient-il.
A Bruxelles, une autre tendance qui combat Félix mais qui refuse de s’ associer au C64, à une autre lecture de la situation. » Nous sommes contre le changement de la Constitution mais nous n’aporouvons pas les manifestations fourre-tout », déplore Patrick Tshibangu du mouvement de pression Kongosika basé dans la capitale belge.’ ‘Nos amis du Bataillon Front Populaire s’ associent avec des gens du PPRD pour manifester ensemble, nous ne pouvons cautionner cela », ajoute Patrick Tshibangu.
Mais en dépit de cette polémique dans le camp des opposants de Tshilombo dans la diaspora, la majorité des activistes congolais en Europe est déterminée à appuyer la journée ville morte de Kinshasa et les marchés du C64 à Paris comme à Bruxelles. » Nous allons mobiliser comme jamais pour contrer cette idée de changement de Constitution », renseigne Jean-Claude Leta, un bruxellois connu pour sa capacité de mobilisation des congolais de l’Europe.
Alors qu’à Kinshasa, la journée ville morte annoncée par l’opposition aura valeur de test sur la capacité de Fayulu et consorts à faire lever le peuple contre le régime de Tshisekedi, la diaspora à fait des marches et de la mobilisation dans les réseaux sociaux son cheval de bataille. Le 3 juin à Paris, le Bataillon Front Populaire, qui est parvenu à fédérer les combattants et les représentants des partis politiques en Europe, compte faire une démonstration de force » Nous allons montrer à l’UDPS combien la diaspora est contre l’idée de changement de la Constitution », lâche Francis Matumona, cadre du Bataillon Front Populaire.
Mohamed Mboyo Ey’ekula