Dialogue sans les terroristes : quelle alternative face à une crise que ni le pouvoir, ni l’opposition, ni les confessions religieuses, ni la société civile ne parviennent à maîtriser ?

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Lors de son adresse à la nation congolaise, le Président de la République s’est présenté comme le maître du jeu, celui qui contrôle tout, qui édicte les règles et qui tranche. Son message a été clair et limpide : il s’est montré hostile à l’égard des terroristes.

Mais une chose est certaine : si Félix Tshisekedi se veut le maître du dialogue, il n’est pas pour autant le maître de la crise. Les acteurs politiques conviés à prendre part à ce dialogue ne le sont pas davantage.

Dès lors, une question fondamentale se pose : face aux lenteurs observées dans la mise en œuvre de plusieurs initiatives, notamment celles de Doha, de Washington et d’autres démarches diplomatiques — malgré certains résultats enregistrés, comme le retrait des rebelles de certaines zones telles qu’Uvira qu’est-ce qui permet de croire que ce dialogue, organisé sans la participation du véritable maître de la crise, aboutira aux résultats escomptés ?

En ce qui nous concerne, nous estimons qu’il serait illusoire d’attendre un résultat véritablement décisif de ce dialogue. Si les principaux acteurs capables d’influencer l’issue de la crise n’y prennent pas part, il est difficile d’espérer qu’un simple dialogue entre les acteurs politiques congolais puisse, à lui seul, apporter une solution durable à une crise qui échappe manifestement au contrôle de tous.

A déclaré Jonathan Ndaye, président du mouvement citoyen Jeunes Défenseurs de la République (JDR).

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