Quémandeurs du dialogue national pendant plusieurs, les opposants regroupés au sein de la Coalition C64 et ceux en exil ont rejeté le format proposé par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
D’aucuns attendaient que les ténors de l’opposition puissent s’exprimer pour présenter à l’opinion nationale et internationale les raisons convaincantes à la base de leur refus catégorique.
Le premier à s’exprimer est l’opposant Jean-Marc Kabund, qui a été interrogé par un confrère du Journal Jeune Afrique.
Par imprudence ou maladresse, au cours de son monologue plein des propos aussi contradictoires les uns avec les autres, cet ancien Secrétaire Général de l’UDPS a dévoilé les intentions maléfiques de la Coalition C64, provoquant ainsi une terrible déception politique parmi la minorité des congolais qui croyait au combat menée par cette structure.
A entendre Jean-Marc Kabund parler lors de son entretien avec le confrère de Jeune Afrique, on a la certitude que l’objectif du dialogue national tant exigé par l’opposition est le partage du pouvoir.
Pour cet opérateur politique, » le partage du pouvoir est la conséquence logique du dialogue national. » Et d’ajouter : » Il faut un gouvernement d’union nationale qui sera dirigé par un Premier Ministre issu de l’opposition, et un ministère de la défense nationale occupé par un opposant, pour faire l’équilibre dans le pouvoir. »
Réfléchissons. La Coalition C64 est née sur la base de l’article 64 qui demande à tout citoyen congolais de s’opposer à un individu ou un groupe d’individus qui prend ou exerce le pouvoir en violation de la Constitution.
Primo, le Chef de l’Etat en fonction est dans son mandat obtenu du souverain primaire conformément à la constitution que défend la C64.
Secundo, le dialogue national n’est pas un cadre constitutionnel d’accès au pouvoir.
Question : sur la base de quelle disposition constitutionnelle un défenseur de la Constitution tire-t-il le pouvoir d’exiger l’équilibre dans le pouvoir par l’octroi de la Primature à l’opposition ?
Au nom de quoi Félix Tshisekedi doit-il défaire l’ordre constitutionnel dans lequel évoluent les institutions du payer, rien que pour céder aux caprices de l’opposition ?
Pire, lors de sa sortie médiatique, Jean-Marc Kabund a renié aux congolais leurs droits civique et politique. Pour cet, le dialogue est une affaire des politiciens, et donc, Félix Tshisekedi a tort que de vouloir consulter le peuple souverain.
» Qui a dit que l’opposition parle au nom du peuple ? Maintenant tout est clair, à chacun de choisir librement son camp : la patrie ou la domination rwandaise.
Le Tonnerre