Kolwezi — De nouvelles accusations viennent mettre en lumière les conditions de travail au sein de la société Cité Verte, où le comportement de son responsable chinois, Wang Hao, fait l’objet de vives contestations de la part de certains travailleurs congolais.
Contacté par Le Tonnerre, M. Mulongo Fiston, ancien travailleur de l’entreprise, affirme avoir été victime d’un traitement qu’il juge humiliant et injustifié. Selon son témoignage, une altercation aurait opposé les deux hommes au cours de laquelle Wang Hao l’aurait frappé, avant de procéder à son renvoi de l’entreprise.

M. Mulongo assure n’avoir commis aucune faute susceptible de justifier une telle réaction. Pour lui, cette décision constitue un coup particulièrement dur, alors qu’il travaillait pour subvenir aux besoins de sa famille.
Des accusations plus larges contre la gestion de l’entreprise
L’affaire de M. Mulongo ne serait, selon plusieurs témoignages recueillis par Le Tonnerre, qu’un épisode parmi d’autres. Des travailleurs dénoncent des insultes, des humiliations, des conditions de travail difficiles et des licenciements qui seraient effectués sans respect des procédures prévues par la législation congolaise du travail.
Certains employés vont jusqu’à affirmer qu’ils seraient traités avec mépris et considération comme une main-d’œuvre sans droits. Des accusations particulièrement graves qui, si elles étaient établies, constitueraient une atteinte à la dignité des travailleurs et aux principes fondamentaux qui encadrent les relations professionnelles en République démocratique du Congo.
Le cas de Wang Hao suscite d’autant plus d’interrogations que son nom aurait déjà été cité dans d’autres controverses liées à la gestion de Cité Verte à Kolwezi. Le Tonnerre considère toutefois nécessaire que ces différentes accusations soient documentées et que les personnes mises en cause puissent également faire valoir leur droit de réponse.
Le silence des autorités provinciales interroge
Au-delà du comportement qui est reproché à Wang Hao, une autre question mérite d’être posée : pourquoi les autorités compétentes de la province du Lualaba ne semblent-elles pas apporter de réponse suffisamment visible aux plaintes des travailleurs ?
Selon les informations recueillies par notre rédaction, certains travailleurs auraient déjà tenté de faire entendre leurs revendications auprès des autorités. Pourtant, les accusations concernant les conditions de travail au sein de l’entreprise persistent.
Si ces faits sont avérés, les services compétents ne devraient-ils pas ouvrir une enquête afin d’établir les responsabilités et de vérifier la conformité des pratiques de l’entreprise avec le Code du travail congolais ?
Mulongo Fiston réclame justice
Pour M. Mulongo Fiston, l’affaire dépasse désormais sa seule situation personnelle. Il estime avoir été privé injustement de son emploi après avoir subi une agression qu’il affirme ne pas avoir provoquée.
Derrière ce dossier se trouve surtout un travailleur congolais qui affirme chercher simplement à gagner dignement sa vie et à assurer les besoins de sa famille.
Le Tonnerre dénonce toute forme de violence, d’humiliation ou de traitement dégradant dans le milieu professionnel, quelle que soit la nationalité de l’employeur ou du travailleur. La présence d’investisseurs étrangers en RDC ne peut en aucun cas signifier que les droits des travailleurs congolais doivent être relégués au second plan.
Les accusations formulées contre Wang Hao et Cité Verte sont graves et doivent désormais faire l’objet d’un examen sérieux par les services compétents. Si une agression a effectivement eu lieu, elle doit être établie par les autorités compétentes ; si un licenciement a été prononcé en violation de la législation du travail, les responsabilités doivent également être établies.
Le Tonnerre poursuivra ses investigations sur cette affaire et attend une réponse claire de la part des autorités. Le tonnerre