Marche de la coalition Article 64 : entre discours offensif et faible capacité de mobilisation

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La récente sortie médiatique de Devos Kitoko, appelant à maintenir coûte que coûte la marche du 15 septembre au nom de l’article 64 de la Constitution, suscite des réactions contrastées dans l’opinion publique.

Si le discours se veut ferme et déterminé, plusieurs observateurs remettent en cause la crédibilité et la portée réelle de cette initiative portée par la coalition Article 64. En effet, malgré une rhétorique offensive, cette plateforme peine à démontrer une véritable capacité de mobilisation populaire.

Dans un pays aussi vaste que la République démocratique du Congo, fort de plus de 100 millions d’habitants, et particulièrement dans une mégalopole comme Kinshasa qui compte à elle seule plus de 20 millions d’âmes, la crédibilité d’un mouvement se mesure aussi à l’ampleur de son ancrage populaire. Or, selon plusieurs analyses, la coalition ne parvient pas à mobiliser au-delà d’un cercle restreint, loin des grandes démonstrations de force attendues pour ce type d’action.

Dès lors, la question de la pertinence de cette marche se pose. Peut-on réellement parler d’un mouvement d’envergure nationale lorsque la mobilisation peine à franchir le seuil symbolique de quelques centaines de participants ?

Au-delà de l’aspect mobilisation, certains critiques vont plus loin et estiment que cette coalition ne serait qu’un instrument politique visant davantage à se positionner dans l’appareil étatique qu’à défendre un véritable combat citoyen. Une lecture qui alimente le scepticisme d’une partie de la population.

Dans ce contexte, l’appel à maintenir la marche, malgré les doutes sur son impact réel, apparaît pour certains comme un exercice de communication politique plutôt qu’une véritable démonstration de force populaire. Une chose reste certaine : sans adhésion massive, toute initiative de ce type risque de peiner à produire l’effet escompté sur le terrain.

Le tonnerre

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