Définir ce grand homme, trait d’union entre le Maroc et la France culturellement s’entend mais aussi un soutien de la littrerature africaine n’est pas un exercice simple tant cet auteur prolifique de la littérature d’expression francophone a traversé le temps.
Mais on peut aisément dire lui : la langue française, les belles lettres et les littératures sont sa vie. Une vie dont il assure la pérennité par une présence immense.
Né en 1943, Abdeljalil Lahjomri a commencé sa scolarité à Rabat où il a fait
Son histoire commence en 1943, année de sa naissance. Il a fait
ses études primaires et secondaires dans la capitale du Royaume chérifien, Rabat Ville Lumière, notamment à l’école des Fils de Notables et au Lycée Moulay Youssef.
La suite de ses études, notamment universitaires, dénote d’un fait : » Ce qu’il est aujourd’hui a commencé hier ». En effet, la langue française, les lettres, les littératures sont le début et le prolongement de son parcours exceptionnel.
Dans les années 60, il entre à l’université Mohamed V où il choisit la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. En 1965, sa Licence en poche, il débarque à l’université de Nanterre où 5 ans après, il soutient sa thèse intitulée » L’image du Maroc dans la Literature française de Loti à Montherlant ».
Son amour pour l’ l’idiome de Moliere ne s’arrête pas dans les amphithéâtre comme étudiant. De retour à Rabat, il retrouve la faculté des Lettres et des Sciences de l’université Mohamed V où, entre 1970 et 1975, il est assistant et chef de département. L’étudiant devient enseignant.
En 1975, il fait un voyage académique à Fes où il fonde le département de la langue et de literature françaises à l’université Mohamed Ben Abdallah. Il sera ensuite nommé directeur de l’école normale supérieure de Rabat.
Depuis lors, les titres, les actions et les initiatives de l’homme qui aime la langue française , les littératures et la culture de façon générale , ne se comptent plus. On lui doit la création du Festival Mawhazine.
Le Secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume du Maroc est un auteur prolifique. Il a écrit notamment »L’image du Maroc dans la littérature française, de Loti à Montherlant » publié en 1970, » Le Maroc des heures françaises », publié en 1999,’ ‘Mes chroniques inutiles’ ‘, publié en 2000,’ ‘Pleure Aicha, tes chroniques égarées », publié en 2001,’ ‘A vrai Lire », publié en 2007 et beaucoup d’autres.
En 2015, il devient Secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume du Maroc et, un an plus tard, il sera élevé comme secrétaire général de la Commission nationale pour l’Unesco. Autant il est bardé des titres académiques, il aligne également les honneurs universitaires et dustinctifs. Il est Docteur Honorus Causa du CNAM, Conservatoire National des Arts et Métiers, Docteur Honorus Causa de l’université Lasana Conte de Guinée-Conakry et est également honoré de la Distinction de commandeur de l’Ordre Pro Merito Melitensi de l’Ordre Souverain de Malte.
Quand le professeur Lahjomri booste la littérature africaine et diasporique
Prefaceur de » Qu’est-ce que l’Afrique? Réflexions sur le continent et perspectives , le professeur Abdeljalil Lahjomri œuvre aussi Dans la promotion de la littérature africaine actuelle. Car, mettre en exergue ce livre de 260 pages et qui engage 21 écrivains d’ Afrique, surtout des auteurs de la communauté africaine de la diaspora et du Maroc, dénote de l’importance qu’il accorde au continent dont il s’efforce d’accompagner les auteurs afin qu’ils soient à même aptes à éclairer sur des réalités dont beaucoup ne maîtrisent toujours pas.
Grâce à’ ‘ Qu’est-ce que l’ Afrique », sous la direction du professeur Eugène EBODE, l’ Afrique a réussi à contrarier les clichés et s’est révélée sous un autre jour : celui d’un continent inventif, en mouvement et optimiste. Un continent qui s’affirme et affiche son savoir et ses cultures.
Le Secrétaire perpétuel de l’ Académie du Royaume, également Directeur du Collège Royal ne finit pas de promouvoir la littérature africaine. Dans le cadre de Rabat ville du Livre, il a fait de la création de la bibliothèque africaine au Maroc un point d’honneur. Et toujours, par sa clairvoyance, l’Académie du Royaume du Maroc, qui était déjà un lieu du donner et du recevoir, est aujourd’hui une référence de ce que le Maroc peut offrir d’universel au monde. L’accueil du Cardinal Pietro Parolin, le secrétaire d’Etat du Vatican, comme membre d’honneur de l’Académie du Royaume du l’en atteste.
Mohamed Mboyo Ey’ekula