Plus d’un demi siècle après, les léopards congolais retrouvent la coupe du monde. Donneront-ils une autre image que celle des figurants ? Face au Portugal, l’histoire s’écrira en clair ou en sombre.
Dans un groupe K, très relevé, où figure le Portugal de Ronaldo, la Colombie et l’Ouzbékistan, les joueurs congolais, conduits par leur capitaine Chancel Mbemba, n’auront aucun calcul derrière la tête. Il faudra battre les portugais pour espérer un vrai départ. Mais là, ils devront avoir un mental d’acier et une résistance de survie.
Les congolais ne manquent pas d’atouts, notamment avec des ténors qui jouent dans des grands championnats du monde comme Bakambu, Bongonda, Wissa, Mbemba pour ne citer que quelques uns. Mais le Portugal, l’un des favoris de la compétition avec son armada des joueurs de haut niveau et des habitués de la coupe du monde, est venu pour asseoir sa loi. Aux congolais donc de faire appel, au delà du plan technique et tactique, à la concentration, à la créativité , à la détermination et au » Do or die ».
Desabres, l’entraîneur des congolais, a déjà montré à la face du monde qu’il était capable d’imagination et des ressources tactiques particulières. Et il sera, à cet effet, l’homme de la situation
Avec des pronostics qui ne laissent aucune chance à son équipe, il a ici une lourde responsabilité : éviter tout naufrage.
Le peuple congolais, qui a longtemps rêvé de la coupe du monde, ne fait pas dans les analyses. A Kinshasa, on ne respire plus qu’à l’idée d’une victoire des Léopards aujourd’hui. » Dieu est avec nous et nous allons gagner face aux portugais », répètent à l’ unisson les kino is. Seulement, le football n’offre aucun terrain de certitude. » Le football n’ast pas mathématique », est la logique. Ainsi, les deux équipes partent avec la même chance. Que la meilleure l’emporte!
Mohamed Mboyo Ey’ekula