ONU : Judith Suminwa, Présidente de la séance du Conseil de Sécurité consacrée aux violences sexuelles liées aux conflits.

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Après plus de trente ans, la République Démocratique du Congo assume de nouveau, pendant tout le mois de juillet, la présidence tournante du Conseil de Sécurité des Nations-Unies (CSNU).

Dans ce cadre, la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka a présidé le mercredi 8 juillet 2026, la séance consacrée aux violences sexuelles liées aux conflits.

Dans son discours prononcé, en rapport avec ce thème, la Cheffe du Gouvernement congolais a de prime abord fait savoir que « la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits est un impératif moral et une exigence stratégique pour toute paix durable. »

« La lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits est un impératif moral. Mais elle est aussi une exigence stratégique pour toute paix durable. On ne reconstruit pas une société en laissant ses survivantes sans justice, a insisté Judith Suminwa, Première ministre et représentante de la RDC.

Et de renchérir : « On ne réconcilie pas des communautés en abandonnant les enfants nés de la violence au silence ou à la stigmatisation. On ne prévient pas les conflits en ignorant les économies qui les financent, les armes qui les prolongent, les réseaux qui exploitent les victimes, et les systèmes de domination qui les accompagnent. »

Présidant cette séance du Conseil de sécurité consacrée aux violences sexuelles liées aux conflits, Mme Judith Suminwa Tuluka a fait savoir que la responsabilité commune est de faire en sorte que « la dignité des survivantes et des survivants, les droits des enfants, la justice, les réparations et les services essentiels ne soient pas placés à la périphérie de la paix, mais au cœur même de sa construction. »

« Plus de vingt-cinq ans après la résolution 1325, la prochaine étape de notre engagement ne peut pas être une nouvelle promesse. Elle doit être une promesse tenue. Et ce, parce qu’aucune ressource naturelle ne devrait être extraite au prix de la dignité humaine ; parce qu’aucune économie ne devrait prospérer sur la souffrance des populations ; et parce qu’aucune paix durable ne peut être bâtie sur l’impunité » a-t-elle martelé.

Pour la Première ministre de la RDC, l’ambition du Conseil de Sécurité de l’ONU ne peut plus être seulement de documenter l’horreur après qu’elle a eu lieu, mais elle doit prévenir les conditions qui la rendent possible.

« Cela suppose une présence plus proche des communautés à risque, des mécanismes d’alerte précoce, une justice capable d’atteindre les auteurs, les complices et les commanditaires, des réparations effectives, et un relèvement économique qui donne aux femmes non seulement protection, mais pouvoir », a-t-elle proposé.

Aussi, a-t-elle poursuivi, cela suppose aussi de mieux comprendre les liens entre violences sexuelles, contrôle des territoires, déplacements forcés, circulation des armes, traite des personnes, impunité et économies de conflit.

Notons que la prestation de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a été de grande qualité.

Le Tonnerre

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